Démolition des constructions anarchiques : « Qui ne veut pas démolir ? »
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Gervais Ndirakobuca : « Cette décision concerne tout le monde ». Ce mercredi 10 novembre lors d’une réunion avec les administratifs en mairie de Bujumbura, le ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique a tapé du poing sur la table. Il a haussé le ton sur des personnes qui n’ont pas encore démoli leurs maisons marquées par le signe rouge.

« Même le président de la République, le Premier ministre, le vice-président et moi-même avons démoli les constructions érigées au bord des axes principaux sans les normes de l’urbanisme. Quelle force avez-vous ? », a lâché Gervais Ndirakobuca, ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique.

Le ministre répondait aux questions des administrateurs et des chefs de zone après la présentation de leurs réalisations et les difficultés rencontrées dans le projet de démolition des constructions anarchiques au bord des axes principaux.

Les administratifs à la base n’ont pas mâché leurs mots. Ils ont évoqué certains obstacles dans la démolition de ces constructions anarchiques, notamment certaines autorités administratives qui ne leur facilitent pas la tâche : « Il y a un commissaire qui nous a insultées lorsqu’on faisait notre travail », ont-ils donné comme exemple.

Le ministre Ndirakobuca a demandé aux administrateurs et les administratifs à la base d’exécuter ce projet du gouvernement dans les plus brefs délais et user de leur autorité pour que ce projet arrive à terme.

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