Génocide contre les BaHuTu du BuRuNDi de 1972 : 1 fosse commune  avec plus de 1.500 corps à MuGoNGoMaNGa / BuJuMBuRa
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La CVR a découvert les ossements de plus de 1.500 victimes du Génocide contre les BaHuTu BaRuNDi de 1972-73 dans une seule fosse commune à RuTaMBiRo, MuGoNGoMaNGa, BuJuMBuRa.

BuJuMBuRa (Commune MuGoNGoMaNGa), 26/02/2022 – Le BuRuNDi a vécu un Génocide Régicide entre 1959 à 2005, dont le Génocide contre les BaHuTu BaRuNDi de 1972-73. Faisant plus de 4,5 millions de victimes BaRuNDi sur une population actuelle de plus 9 Millions. Réalisé par les USA, le Vatican, la France et la Belgique. S’adossant sur les BaHiMa BaRuNDi, comme acteurs néo-colons.
             En présence de M. NSENGIYUMVA Désiré, gouverneur de BUJUMBURA, de Mme NDAYISABA Consolate, Administrateure Communale, de l’Hon. NDARUVUKANYE Zénon , député de la localité,  de l’Hon. NDABIRABE Gélase Daniel, Président de l’Assemblée Nationale du BuRuNDi, et l’Hon. SINZOHAGERA Emmanuel, Président du Sénat du BuRuNDi, le très respectable M. NDAYICARIYE Pierre Claver, Président de la Commission Vérité Réconciliation ( CVR )du BuRuNDi, a informé, depuis le centre de GiTWe sur la colline RuTaMBiRo, que 1.562 victimes du Génocide de 1972 avaient été exhumées dans une seule fosse commune de plus de 80 mètres de long de cette localité. Ces dernières, en 1972, assassinés par le tortionnaire M. BuKWaRe Gallot, autrefois administrateur des communes MuGoNGoMaNGa et MuKiKe, aidé par ses conseillers et des militants de la JRR ( la jeunesse de l’UPRONA, parti unique du Dictateur MuHiMa MiCoMBeRo Michel ). Ces victimes majoritairement BaHuTu, étant originaires de la colline RuTaMBiRo et des environs de BuJuMBuRa.
             M. NDAYICARIYE Pierre Claver : « La vérité face à la réalité, la réalité face à le vérité. La vraie vérité. La vérité cachée pendant 50 ans. La vérité indiscutable: les ossements parlent; les fosses communes parlent … Un seul JRR pouvait même arrêter 50 personnes et les conduire au bureau de la commune sous l’ordre de l’autorité administrative « .
Sous le choc, l’Hon. SINZOHAGERA Emmanuel : « C’est maintenant le moment de s’unir pour que nos enfants qui grandissent et ceux des générations futures puissent savoir ce qui est interdit de faire, car la vie de l’homme est très sacrée, et seul Dieu a les prérogatives de la reprendre« .
Hon. NDABIRABE Gélase Daniel ajoutant :  » Il y en a qui veulent donner une étiquette politique à ces ossements ! Or, ces ossements représentent des humains et ceux qui veulent leur donner une étiquette politique sont loin de la vérité. Il s’agit d’une question juridique, et non politique« .

[ https://www.youtube.com/watch?v=lhD1jWki7v8 ]










Sources : NaHiMaNa P., http://burundi-agnews.org, Jeudi 10 Mars 2022 | Photo : ASSEMBLEE.BI, SENAT.BI, CVR