Le bâton de commandement de l’Union africaine

SOCIETE, DIASPORA

Le bâton de commandement de l’Union africaine, détenu par Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Président de la République, constitue une source de fierté et un immense honneur pour le Burundi ainsi que pour l’ensemble des Burundaises et des Burundais, sans aucune distinction.

La présidence de l’Union africaine confiée au Burundi est un moment historique et significatif, non seulement pour le pays, mais aussi pour chaque citoyen burundais qui porte avec dignité l’héritage et l’honneur de sa nation. Face aux réactions diverses, y compris celles de personnes comme Faustin Ndikumana, analyste autonome, il est essentiel d’apporter des éclaircissements, de la pédagogie et des conseils visant à favoriser une attitude constructive, patriotique et équilibrée.

Monsieur Faustin, il convient d’abord de rappeler que toute fonction de leadership continental exige une haute responsabilité, une maturité politique et une compréhension profonde des enjeux géostratégiques. Il est improductif et réducteur de considérer la présidence de l’Union africaine comme une tâche simple. Cette responsabilité implique la coordination de cinquante-cinq États membres, la gestion de crises, la médiation diplomatique, l’orientation de politiques continentales et la représentation de l’Afrique dans les relations internationales. La minimiser, c’est méconnaître la complexité de la gouvernance continentale et négliger la portée symbolique d’un tel mandat.

Cependant, plutôt que de condamner Faustin Ndikumana, il est plus productif de lui offrir des conseils destinés à renforcer son rôle d’analyste autonome burundais dans la construction nationale. Il serait bénéfique pour lui d’adopter un raisonnement plus positif et davantage orienté vers la compréhension des enjeux. Être burundais signifie non seulement analyser, mais aussi soutenir lorsque le pays franchit des étapes importantes. Le patriotisme ne signifie pas aveuglement, mais reconnaissance des avancées, encouragement sur les axes d’amélioration et valorisation du rôle du pays dans des espaces décisionnels majeurs. Faustin gagnerait à considérer que son influence médiatique peut servir à éveiller la conscience collective, à expliquer au public la portée de cette présidence et à promouvoir l’unité dans des moments où le Burundi est sous les projecteurs du continent.

À l’intention des diplomates burundais, il est important de ne pas se laisser distraire par les discours qui manquent de profondeur analytique ou qui minimisent involontairement la portée de la mission qui leur est assignée. Les langages de défiance ou de banalisation ne devraient en aucun cas détourner l’attention de ceux qui portent la lourde charge de représenter le Burundi au niveau continental. Leur rôle exige professionnalisme, calme, hauteur d’esprit et capacité à voir au-delà des perceptions immédiates. Ils doivent maintenir le cap, défendre les intérêts du pays et faire en sorte que le mandat du Burundi à la tête de l’Union africaine soit marqué par la dignité, l’efficacité et la coopération constructive.

Il est également essentiel que ces diplomates comprennent qu’ils sont les visages du Burundi sur la scène africaine. Leur attitude, leur rigueur, leur sens du devoir et leur capacité à promouvoir les initiatives nationales auront un impact direct sur la manière dont le pays sera perçu. La présidence de l’Union africaine est une plateforme unique permettant de faire avancer des dossiers importants tels que la stabilité régionale, l’intégration économique, le développement durable et la renaissance africaine. Ils doivent donc s’appuyer sur leur expertise, leur discipline et leur attachement à la nation pour honorer cette mission.

Enfin, il convient d’adresser des félicitations chaleureuses à Son Excellence le Président du Burundi, dont la conduite et l’engagement ont permis au pays d’accéder à cette position de responsabilité. Être à la tête de l’Union africaine n’est pas seulement un honneur, c’est une reconnaissance continentale et internationale de la crédibilité du leadership burundais. Tous les Burundais, où qu’ils se trouvent, à Buhumuza, Bujumbura, Gitega, Burunga, Butanyerera, ainsi que dans de nombreuses autres regions du monde, peuvent légitimement éprouver de la fierté pour cette étape marquante. Soutenir leur président, soutenir leurs diplomates, et soutenir l’image du Burundi n’est pas un geste politique: c’est une posture patriotique.

Que ce moment soit donc une inspiration pour chaque citoyen: une occasion de s’unir, de valoriser les progrès, et de croire en la capacité du Burundi à contribuer positivement au destin commun du continent africain.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Monsieur Aloys qui, lors de son récent passage à Paris, a bien voulu me transmettre avec une précision remarquable et une fiabilité constante la réalité des cérémonies d’investiture en Ethiopie.

Il m’a ainsi décrit l’atmosphère solennelle qui prévalait autour de la délégation burundaise, ainsi que l’ensemble des diplomates venus des quatre coins du continent africain, présents à Addis-Abeba à l’occasion de la cérémonie d’investiture.

Son témoignage, empreint de rigueur et de clarté, constitue pour moi une source précieuse d’éclairage sur le déroulement de cet événement d’une grande portée symbolique et politique.

Shingicumu mumashinga Burundi”!

Mélance Manirakiza.

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