Le Burundi accélère ses ambitions de développement en misant sur des infrastructures stratégiques. Au cœur des priorités nationales : la relance du barrage de Kajeke, un projet clé pour l’agriculture et l’énergie, soutenu par une coopération internationale renforcée.
Le mercredi 1er avril, le président burundais Évariste Ndayishimiye a reçu au palais Ntare Rushatsi Tsutomu Yamamoto, Directeur général de l’Agence multilatérale de garantie des investissements, une institution affiliée au Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans l’assurance des investissements.
Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de renforcer les partenariats internationaux afin de soutenir les secteurs clés de l’économie burundaise. Selon Sébastien Ntahongendera, les échanges ont porté sur l’identification de nouvelles opportunités de collaboration capables de stimuler la croissance économique et d’accompagner les projets structurants du pays.
Le barrage de Kajeke, pilier de la transformation agricole et énergétique
Au centre des discussions figurait la relance du projet du barrage de Kajeke, présenté comme une priorité stratégique nationale. Situé dans la plaine de la Rusizi, ce projet vise à améliorer durablement la productivité agricole grâce à un système d’irrigation moderne permettant de s’affranchir des aléas climatiques.
Par ailleurs, Evariste Ndayishimiye a insisté sur le rôle crucial de l’énergie dans le développement du pays. Le barrage de Kajeke devrait ainsi contribuer à renforcer l’accès à l’électricité, condition indispensable à l’industrialisation et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
La visite de Tsutomu Yamamoto a également été marquée par ses félicitations adressées au chef de l’État pour ses nouvelles responsabilités à la tête de l’Union africaine, saluant son rôle grandissant sur la scène africaine.
Par Ndayishimiye Emmanuel