Dans la commune de Gitega, depuis le 6 avril, des équipes communales sont déployées sur le terrain afin de vérifier si la loi relative à l’hygiène et à l’assainissement est effectivement respectée. Alors que cette loi est en vigueur depuis le 18 février 2026, elle est progressivement mise en œuvre dans les différents quartiers de la capitale politique, Gitega. Toutefois, certaines localités enregistrent encore une faible application de ces mesures.
Lors d’une descente effectuée le 2 avril 2026 par la Radiotélévision nationale du Burundi (RTNB) dans certains quartiers, notamment Nyabiharage, Rutonde, Masanganzira et Magarama, il a été constaté que cette loi commence à être appliquée par les habitants.
Dans les quartiers de Magarama et Rutonde, de nombreux propriétaires de maisons situées en bordure de route ont déjà aménagé des pavés et commencé à planter des arbres ainsi que des fleurs. À Masanganzira, les habitants s’organisent progressivement pour installer des pavés le long des routes. En revanche, à Nyabiharage, peu d’initiatives sont encore visibles en matière d’aménagement devant les habitations proches des routes.
Autorités mobilisées et sensibilisation renforcéé
L’administrateur de la commune de Gitega, Jacques Nduwimana, indique que les autorités sensibilisent tous les habitants à se conformer à cette loi, d’autant plus que des sanctions sont prévues en cas de non-respect. Il précise également que des réunions ont été organisées avec les responsables locaux, depuis le niveau des collines jusqu’aux agents de promotion de la santé communautaire, afin de leur rappeler le contenu de cette loi et leur rôle dans la mobilisation de la population.
Selon lui, en milieu urbain, les propriétaires de maisons ont déjà commencé à poser des pavés devant leurs parcelles. Il les encourage en outre à peindre leurs maisons et à rénover les constructions lorsque cela s’avère nécessaire, conformément aux plans établis par les services d’urbanisme.
Dans le cadre de cette campagne de propreté, d’assainissement et d’embellissement des abords des routes, l’administrateur de Gitega souligne qu’un délai de deux semaines de sensibilisation a été accordé, jusqu’au 6 avril 2026, pour permettre à ceux qui ne se sont pas encore exécutés de le faire. Passé ce délai, des équipes seront déployées dans les quartiers et les villages pour contrôler l’application de la loi en vigueur.
Des sanctions prévues pour le non-respect
Cependant, l’administrateur communal précise que l’objectif n’est pas d’infliger des sanctions, mais plutôt d’encourager un changement durable de comportement en matière de propreté et d’assainissement, pour une vie saine. Il rappelle enfin que la loi prévoit des amendes pour les contrevenants. Selon lui, toute personne possédant une maison ou résidant dans une habitation située en bordure de route doit installer des pavés. À défaut, elle s’expose à une amende comprise entre 300 000 et 500 000 francs burundais.
Une population déjà satisfaite des premiers résultats
De leur côté, certains habitants de la ville de Gitega saluent cette initiative. Agnès Nsabimana, rencontrée au quartier Magarama, affirme que la circulation est désormais plus agréable. Elle explique qu’avant l’installation des pavés, les piétons étaient contraints de marcher sur la chaussée, ce qui les exposait à des risques. Aujourd’hui, ils circulent sur des abords aménagés, laissant la route aux véhicules, motos et vélos. Elle se réjouit également de la plantation d’arbres qui, en plus d’embellir la ville, contribueront à améliorer la qualité de l’air une fois arrivés à maturité.
Par Nibaruta Ezechiel