Ngozi : libération possible pour détenus âgés ou ayant purgé un quart

Justice, politique, société

Lors d’une visite à la prison de Ngozi, le mercredi 8 avril 2026, le Ministre de la justice, des droits de la personne humaine et du genre, Alfred Ahingejeje, ordonne le réexamen des dossiers des détenus âgés de 50 ans et plus, et de ceux ayant effectué un quart de leur peine, pour une possible libération.

Plus de 1800 prisonniers pour 400 places. À Ngozi, la mathématique carcérale est intenable. Face à cet entassement, le Ministre en charge de la justice n’a pas annoncé de nouvelles cellules, mais une instruction : réexaminer les dossiers de ceux qui, par l’âge ou l’avancée de leur peine, ne devraient plus être derrière les barreaux.

 Alfred Ahingejeje a instruit la cour d’appel de Ngozi, le parquet général près cette cour et le Directeur de la prison, de s’asseoir ensemble. Objectif : identifier les détenus âgés de 50 ans et plus, et ceux ayant déjà purgé un quart de leur peine, puis analyser chaque dossier cas par cas pour envisager une libération.

Conditions indignes et surpopulation chronique

Le Ministre explique avoir constaté des conditions de vie défavorables, particulièrement pour les personnes âgées. Cette décision fait suite à une visite similaire à Muyinga la veille. Il précise qu’il compte étendre cette revue à toutes les prisons du pays, selon le même principe.

Il a souligné qu’il suivra de près la mise en exécution de cette décision et la manière dont chaque cas sera traité, avant d’accorder son dernier accord pour les libérations.

Par ailleurs, le Ministre a salué les réalisations de l’Enabel dans les institutions visitées : appui en automobiles, amélioration des services d’archivage, rénovation des prisons de Muyinga et Ngozi hommes, réhabilitation en cours de la prison de Ngozi femmes, ainsi que la formation des détenus aux métiers dont la couture, la menuiserie et l’agro-élevage. 

C’est au moment où ces descentes à Muyinga et à Ngozi rentraient dans le cadre de se rendre compte des réalisations de l’Enabel, une agence belge de développement, dans les juridictions de Muyinga et Ngozi, ainsi que dans les prisons de Muyinga, Ngozi hommes et Ngozi femmes.

Ann Dedeurwaerdere, Directrice-pays de l’Enabel au Burundi, a salué la bonne collaboration qui existe entre le Ministère burundais en cherge de la justice et son agence, et a réitéré l’engagement de l’Enabel à continuer d’appuyer ce Ministère.

À Ngozi, des vieux regards fixent déjà la porte.

Par Irambona Elvis