De la société civile à la solde du M23 : Pacifique Nininahazwe, ou les métamorphoses d’un pantin rwandais !
Après avoir conduit, en 2015, des centaines de jeunes à la mort dans les rues de Bujumbura, les armant de ses propres mains avec la complaisance du Rwanda et d’Alexis Sinduhije, un pari macabre que son ancien compagnon de route résumait la semaine dernière sur X par cette formule glaciale : « il a voulu casser les œufs pour avoir l’omelette », Pacifique Nininahazwe a pris la poudre d’escampette vers un exil doré. D’abord l’Ouganda via Kigali, ensuite les Pays-Bas, avant de poser définitivement ses valises en Belgique. Loin de tout repentir, ce membre fondateur du CNARED s’est mué en une arme politique et médiatique calibrée pour Paul Kagame. Tour à tour agitateur professionnel, faiseur d’opinion à la solde de Kigali, stratège militaire fantoche et porte-voix du M23, il incarne toutes les facettes d’une entreprise de déstabilisation méthodiquement financée par les renseignements rwandais. Sous son masque d’activiste des droits humains, Nininahazwe n’est qu’un rouage de cette machine à chaos que Kigali active chaque fois qu’il s’agit de ronger un peu plus les souverainetés burundaise et congolaise. À sa famille, à ses proches restés au pays comme à ceux résidant à l’étranger : il est encore temps de lui tendre une main ferme, de le ramener à la raison avant qu’il ne franchisse définitivement le point de non-retour. L’histoire retiendra que vous aurez eu le courage de dire non à ce jeu dangereux.
Depuis plus d’une décennie, cette ombre plane sur la région des Grands Lacs, une ombre qui se nourrit de mensonges, de manipulations et de haine. Cette ombre, c’est celle de Pacifique Nininahazwe, un activiste qui a fait de la diffamation, de la médisance et du ternissement de l’image du Burundi son unique fonds de commerce. De la Belgique, où il a finalement élu domicile, cet homme orchestre une véritable campagne de dénigrement contre son propre pays, servant les intérêts occultes du Rwanda.
Un homme sans boussole ni profession
Qui est vraiment Pacifique Nininahazwe ? À première vue, un défenseur des droits de l’homme, une voix de la société civile burundaise. Mais une plongée dans son parcours révèle un tout autre visage. Né le 18 juin 1976 à Mparamirundi, dans la province de Kayanza, ce fils de juge et d’enseignante a troqué la robe de la justice pour le costume du marchand de peur. Aujourd’hui, il n’a plus de métier clair. Plus d’activité professionnelle légitime. Il survit grâce à son activité en ligne, une machine de guerre virtuelle qu’il alimente quotidiennement pour garder les projecteurs braqués sur lui.
Ses seules « compétences » ? L’art de la calomnie et de la désinformation. Depuis fin 2014, Nininahazwe n’a cessé de distiller ses poisons, transformant chaque espace numérique en un champ de bataille où il s’érige en procureur autoproclamé. Mais derrière cette vitrine d’activiste se cache un homme sans foi ni loi, prêt à tout pour maintenir son train de vie, y compris à vendre son âme au diable.
Le financement occulte : les pièces du puzzle rwandais
Suivez l’argent, comme le disent les enquêteurs. Et là, le tableau est édifiant. Nininahazwe ne cache même plus ses liens avec Kigali. Il est le « logiciel » rwandais de l’instabilité burundaise, un pantin constamment mis à jour par les services de renseignement du régime de Paul Kagame. La justice burundaise l’a d’ailleurs condamné et a émis des mandats d’arrêt internationaux à son encontre pour subversion. Mais le Rwanda, où il planque ses fonds, n’a jamais daigné donner suite à ces demandes d’extradition, offrant de fait un paradis financier à ce trublion de la subversion.
Ces financements occultes ne sont pas anodins. Ils proviennent directement des services de renseignement extérieur rwandais (renseignement militaire), une armée qui n’est pas à son premier coup d’essai. Rappelons que l’armée rwandaise est sous le coup de sanctions américaines pour son soutien actif aux groupes armés terroristes dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment le M23/AFC. C’est donc avec l’argent de la déstabilisation régionale que Nininahazwe finance ses campagnes de haine contre le Burundi.
Une alliance contre nature avec Agathon Rwasa
Si Nininahazwe s’est fait une spécialité de la diffamation, il a aussi noué des alliances pour le moins surprenantes. La plus emblématique est celle avec Agathon Rwasa, l’ancien chef rebelle des Forces nationales de libération (FNL). Cette alliance est loin de faire l’unanimité, y compris au sein de la diaspora burundaise.
Et pour cause : Agathon Rwasa est accusé d’être le commanditaire du massacre de Gatumba, perpétré le 13 août 2004 contre des réfugiés Banyamulenge. Ce jour-là, plus de 150 civils, majoritairement des Tutsis congolais, ont été brûlés vifs et abattus par les combattants présumés du FNL alors dirigé par Agathon Rwasa.
En s’affichant avec Rwasa, Nininahazwe insulte la mémoire des victimes et trahit la communauté Banyamulenge qu’il prétend pourtant défendre. Les Banyamulenge, eux, ne s’y trompent pas : ils savent que Nininahazwe tout comme son parrain Paul Kagame n’est qu’un opportuniste, un mercenaire de la politique qui n’hésite pas à intégrer n’importe quelle coalition lorsque cela sert ses intérêts lucratifs.
Le CNARED et autres jeux de dupes
Le passé de Nininahazwe est jonché de retournements de veste. En 2015, il était l’un des membres fondateurs du Conseil national pour le respect de l’accord d’Arusha et la restauration de l’État de droit (CNARED), une plateforme d’opposition au mandat légitime du président Pierre Nkurunziza. Il en était même le secrétaire exécutif. À l’époque, il se présentait comme un acteur de la société civile neutre. Mais les masques sont tombés : le CNARED n’était qu’une vitrine politique, et Nininahazwe, un agent double.
Aujourd’hui, il se pose en acteur politique et militaire, commentant la guerre qui ravage l’est de la RDC avec une assurance déconcertante. Très récemment, il s’affichait même avec Willy Ngoma, l’ancien porte-parole militaire du M23/AFC, un groupe terroriste sous sanctions américaines et européennes soutenu par le Rwanda. Une manière de plus de prouver son allégeance à Kigali et son mépris pour la souveraineté des États de la région.
La réponse cinglante du général Baratuza
Face à ce déluge de mensonges, les autorités burundaises ont longtemps gardé le silence. Mais le porte-parole de la Force de défense nationale du Burundi, le général de brigade Gaspard Baratuza, a finalement brisé ce silence sur X (ex-Twitter). Il a démenti avec fermeté les propos haineux et mensongers de Nininahazwe, le qualifiant de semeur de discorde et de cacophonie.
Nininahazwe n’est pas à sa première tentative d’attaquer l’armée burundaise. Il convient de rappeler le passé trouble de Nininahazwe : ses incitations à la violence en 2015, lorsqu’il a armé des jeunes pour attaquer les camps militaires de Bujumbura. Les échecs cuisants des 11 et 12 décembre 2015 hantent encore ce personnage qui a fait du mensonge son métier.
Un appel à la raison
Pacifique Nininahazwe, le Royaume de la Belgique qui vous héberge, votre famille, vos amis, tous ceux qui vous connaissent encore doivent vous dire : arrêtez cette sale besogne. Vous n’êtes qu’un pantin, une marionnette dont les fils sont tirés par les services de renseignement rwandais. Votre mission périlleuse contre le Burundi est vouée à l’échec. Vous avez choisi l’argent et la haine contre la patrie et la dignité. Il est encore temps de revenir à la raison.
La diaspora burundaise, aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Europe, ne se laisse plus berner par vos manœuvres. Seule une petite clique, composée de quelques opportunistes comme Maître Dieudonné Bashirahishize et Vital Nshimirimana, bénéficie encore de vos fonds rwandais. Ils sillonneront le monde pour vendre des illusions.
Quant à vous, Pacifique Nininahazwe, sachez que l’histoire retiendra votre nom, non pas comme celui d’un défenseur des droits, mais comme celui d’un fossoyeur de la vérité, d’un marchand de chaos. Les Burundais, unis dans leur diversité, sauront déjouer vos manœuvres et construire ensemble un avenir de paix et de dignité.
Par notre correspondant à Gitega