Dans son discours, le ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi, a souligné que les épidémies constituent un défi commun pour les pays de la région. Selon lui, aucun pays ne peut faire face seul à ces menaces sanitaires, qui ne connaissent pas de frontières. Il a ainsi appelé les États voisins à unir leurs efforts afin de mieux prévenir et gérer les urgences sanitaires.
Réunissant plusieurs pays d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique, la rencontre vise notamment à définir des mécanismes communs à appliquer en période d’urgence sanitaire.
Les participants échangeront sur le partage transfrontalier des compétences et des connaissances, l’identification des capacités disponibles dans chaque pays, ainsi que les résultats des récentes évaluations des capacités des systèmes de santé. Les discussions porteront également sur les orientations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) relatives au renforcement des capacités essentielles de préparation et de riposte aux urgences sanitaires.
Le chef de bureau ai de l’OMS au Burundi, Guylain Kaya Mutenda Sheria, a salué les progrès réalisés par le Burundi dans la mise en place de mécanismes de réponse rapide aux urgences sanitaires. Il a notamment cité le développement des capacités de diagnostic, l’acquisition d’équipements modernes et l’adoption de dispositions conformes aux normes internationales en matière de prévention et de riposte aux épidémies.
Ces avancées, a-t-il précisé, ont été rendues possibles grâce à la collaboration entre le gouvernement burundais et ses différents partenaires. Il a réaffirmé l’engagement de l’OMS à poursuivre son accompagnement du Burundi dans ses efforts visant à renforcer le secteur de la santé.
De son côté, Jean Bosco Girukwishaka, responsable national d’Africa CDC, a remercié les partenaires, notamment l’IGAD, l’OIM, l’UNICEF, l’OMS et la Banque mondial, pour leur contribution aux efforts du Burundi en matière de préparation et de réponse aux urgences sanitaires.
Il a souligné que les acquis enregistrés par le Burundi constituent un atout important pour renforcer la capacité du pays à faire face aux épidémies. Il a également insisté sur la nécessité d’une action collective au niveau régional, les maladies infectieuses pouvant rapidement franchir les frontières.
La réunion regroupe des représentants du Burundi, de l’Angola, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, de l’Éthiopie, du Kenya, du Malawi, du Rwanda, du Sud Soudan, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de la Zambie.
À l’issue des trois jours de travaux, les participants formuleront des recommandations visant à renforcer la préparation, la prévention et la réponse collective aux épidémies transfrontalières dans la région.
Par BIMENYIMANA Emile