Lutte associée : le Burundi s’impose au sommet de l’Afrique de l’Est

Sport, santé, jeunesse
Le dimanche 23 août 2026, le Burundi a remporté la première place au classement général de la compétition régionale de lutte associée, organisée pendant deux jours à Bujumbura. Les lutteurs burundais ont décroché deux trophées ainsi que plusieurs médailles d’or, d’argent et de bronze.

Cette compétition, qui s’est clôturée  dimanche 23 août 2026, a réuni des lutteurs de moins de 17 ans et des seniors venus de cinq pays : le Burundi, le Burkina Faso, le Kenya, la Zambie et l’Ouganda. La Tanzanie, la Namibie et le Soudan du Sud, initialement attendus, n’ont finalement pas pu participer.

Le Burundi domine les compétitions sur tapis et sur sable

La première journée s’est déroulée sur tapis, en présence de la Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Lydia Nsekera, ainsi que des responsables et représentants de l’organisation régionale de lutte associée.

Les lutteurs ont livré des combats très disputés, et ont fait preuve d’un niveau technique remarquable. À l’issue de cette première journée, le Burundi s’est classé premier avec 32 médailles, devant le Kenya et le Burkina Faso.

La deuxième journée s’est tenue sur sable, au terrain d’Olympic Africa. Là encore, les lutteurs burundais se sont illustrés en terminant à la première place avec 15 médailles, toutes catégories confondues, notamment en or, en argent et en bronze. Le Kenya a pris la deuxième place, tandis que le Burkina Faso s’est classé troisième.

Ces résultats permettent ainsi au Burundi de repartir avec la première place, remportée dans les compétitions de lutte sur tapis et sur sable. Une performance qui place désormais le Burundi au sommet de la lutte associée en Afrique de l’Est, alors que le Kenya occupait jusque-là la première place régionale dans cette discipline.

Une compétition, mais aussi une occasion d’apprentissage

Pour Elie Nibizi, Président de la Fédération burundaise des luttes associées, cette compétition constitue une importante opportunité pour les coachs et les arbitres burundais.

Elle leur permet, selon lui, d’acquérir de nouvelles connaissances, d’améliorer leurs techniques, et de gagner en expérience dans la pratique et l’arbitrage professionnel de la discipline.

Elie Nibizi appelle toutefois les entraîneurs et les lutteurs à ne pas se contenter de cette victoire. Il les encourage à poursuivre les entraînements avec davantage d’engagement afin de conquérir, lors des prochaines compétitions, les médailles qui n’ont pas pu être remportées cette année, et de conserver la première place régionale.

Le Ministère salue les progrès de la discipline

Lors de l’ouverture de la compétition, la Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Lydia Nsekera, a salué les progrès enregistrés par la lutte associée au Burundi. Elle a félicité le Comité national olympique (CNO) pour les efforts consentis afin de permettre l’organisation de cette compétition au Burundi.

La Ministre a par ailleurs souligné l’appui de la Fédération internationale de lutte associée, qui a dépêché des experts au Burundi pour renforcer les capacités des acteurs de la discipline. Ces experts ont notamment contribué à la formation des arbitres et à l’apprentissage des règles et techniques de la lutte associée.

Dans le cadre de cette initiative, des activités de détection des talents sont également menées à travers différentes régions du pays, afin d’identifier de jeunes lutteurs susceptibles de représenter le Burundi dans les compétitions nationales et internationales.

Des arbitres et entraîneurs formés pendant une semaine

Cette compétition régionale est intervenue après une semaine de formation destinée aux entraîneurs et aux arbitres de lutte associée venus de différents pays d’Afrique de l’Est.

Bien que la lutte associée ait commencé à se développer officiellement au Burundi à partir de 2012, cette discipline n’est pas totalement nouvelle dans la culture burundaise. Selon les explications données par Elie Nibizi, la lutte existait déjà traditionnellement à l’époque des rois, notamment lors de la fête d’Umuganuro, où elle servait à mesurer la force et la bravoure des participants.

Au fil du temps, cette pratique traditionnelle a évolué et s’est structurée autour de règles sportives précises, donnant naissance à la discipline moderne de lutte associée pratiquée aujourd’hui dans les compétitions nationales et internationales.

Avec cette performance à domicile, le Burundi entend désormais consolider sa position de leader régional et poursuivre le développement de la lutte associée, notamment à travers la formation, la détection des talents et la participation aux compétitions internationales.

Par Hatungimana Eric