Burunga: la fabrication des bancs-pupitres s’accélère pour une rentrée scolaire dans de meilleures conditions

Société, éducation, politique
 

Le programme gouvernemental « Zéro enfant mal assis en classe » se concrétise progressivement dans la province de Burunga. Dans plusieurs communes, la fabrication et la distribution des bancs-pupitres se poursuivent afin de permettre aux élèves de disposer de meilleures conditions d’apprentissage dès la rentrée scolaire 2026-2027.

Dans le cadre de ce programme, les autorités administratives et éducatives de la province de Burunga multiplient les efforts pour résorber le déficit en bancs-pupitres dans les établissements scolaires. Des journalistes de la Radio-Télévision Nationale du Burundi ont effectué, ces derniers jours, des descentes dans plusieurs communes pour constater l’état d’avancement des travaux.

À Rumonge, sur les 5 589 bancs-pupitres prévus, 1 670 sont déjà fabriqués. Une partie de ces équipements a déjà été acheminée vers 40 établissements scolaires, notamment à l’ECOFO Musave et à l’ECOFO Mugweji. Parallèlement à la fabrication de nouveaux bancs, 2 387 anciens bancs-pupitres métalliques endommagés sont en cours de réparation.

À Nyanza, environ 2 300 bancs-pupitres sont déjà terminés, tandis que d’autres sont en cours d’assemblage avant leur acheminement vers les écoles. Des équipements ont déjà été distribués dans 25 établissements scolaires. Malgré ces avancées, la commune estime ses besoins à environ 14 000 bancs-pupitres afin que les élèves puissent s’asseoir deux par deux.

Selon l’Administrateur communal de Nyanza, Diomède Dusengimana, l’appui financier de 572 millions de francs burundais, accompagné du bois destiné à la fabrication, a permis d’accélérer la production. Il estime que les équipements produits permettront à environ 15 000 élèves de disposer d’une place assise, même si, dans certaines classes, trois élèves devront encore partager un même banc-pupitre. Il rappelle qu’auparavant, certains équipements accueillaient jusqu’à quatre ou cinq élèves, tandis que d’autres étaient obligés de s’asseoir à même le sol.

Dans les communes de Makamba et Rutana, la production se poursuit également. À Makamba, sur les 4 974 bancs-pupitres prévus, 2 070 sont déjà fabriqués et une partie a été distribuée dans les établissements scolaires bénéficiaires. À Rutana, plus de 1 100 bancs sont déjà disponibles sur les 4 260 prévus. Certains ont été distribués dans 19 écoles.

À Matana, l’objectif est de fabriquer 5 120 bancs-pupitres. Selon l’Administratrice communale, Gloriose Niyubahwe, 2 515 sont déjà fabriqués, dont près d’un millier ont été acheminés vers différents établissements scolaires.

À Bururi, le Gouvernement a accordé une enveloppe de 572 millions de francs burundais pour la fabrication de 4 576 bancs-pupitres. À ce jour, 1 382 sont déjà fabriqués, dont près de 400 ont été acheminés vers les établissements scolaires. Par ailleurs, 512 bancs sont entièrement fabriqués et attendent leur assemblage, qui sera effectué directement sur les sites d’installation afin de faciliter leur transport.

Un investissement pour améliorer les apprentissages

Pour les autorités communales, disposer d’un banc-pupitre ne constitue pas seulement une question de confort. Un élève correctement assis peut plus facilement écrire, suivre les enseignements, prendre des notes et assimiler les connaissances.

Les autorités provinciales estiment ainsi que l’amélioration des conditions d’assise devrait contribuer à améliorer la qualité de l’enseignement et, à terme, les résultats scolaires.

Le Gouverneur de Burunga, Parfait Mboninyibuka, appelle les responsables scolaires, les enseignants et les élèves à préserver ces équipements. Selon lui, les bancs-pupitres doivent être considérés comme un investissement durable destiné à servir plusieurs générations d’élèves, et non comme du matériel à renouveler chaque année.

Le défi de l’augmentation des effectifs

La province de Burunga doit également faire face à l’augmentation progressive des effectifs scolaires, notamment en raison du retour au pays de Burundais qui vivaient en exil.

À Nyanza, par exemple, les effectifs scolaires continuent d’augmenter. Cette situation pourrait accroître davantage les besoins en bancs-pupitres dans les établissements scolaires.

Malgré ce défi, les autorités provinciales se montrent confiantes quant à la rentrée scolaire 2026-2027. Elles misent sur l’achèvement de la fabrication, l’assemblage et la distribution des équipements avant la reprise des cours.

Le principal défi reste donc de finaliser à temps la production et l’acheminement des bancs-pupitres, mais aussi d’assurer leur bonne conservation. L’objectif demeure de garantir à chaque enfant une place assise et de créer un environnement scolaire favorable à l’apprentissage.

Par Hatungimana Eric