Le mauvais génie bondit toujours de lui-même : les insurgés de 2015 et les pyromanes de 2026

Société, politique, sécurité

La stratégie de communication adoptée par les fauteurs de troubles au Burundi, s’est avérée un véritable flop, un échec cuisant voire une descente aux enfers, une mise à nue de leurs visées macabres sanguinaires, des terroristes et totalement irresponsables, une mascarade infantile en termes de tentative de manipulation des opinions.

Les premiers désemparés doivent être nécessairement leurs acolytes, car leur secret le plus absolu vient d’être étalé au grand jour et à l’heure qu’il est, du moins pour leurs « Think-tank » ainsi que leurs financiers, ils doivent être occupés à évaluer les conséquences de cette catastrophe communicationnelle, de même que les conséquences à court, moyen et long terme. Est-ce le résultat des dernières différentes réunions tenues à Bruxelles, Liège, en Suisse et ailleurs ?

La direction des anciens insurgés de mai 2015 a raté une occasion de se taire. D’ores et déjà, nous pouvons et nous sommes en droit de nous interroger sur cette sortie maladroite ou heureuse selon la personne, de Mr Sinduhije Alexis à sa façon et de Mr Bob Rugurika subrepticement, qui ont endossé sans contraintes les actes malveillants contre le Burundi et les Barundi depuis mai 2015 à nos jours. A savoir, les dommages humains, économiques, sociaux et environnementaux, qui ont également engendré beaucoup de larmes et de désolations.

Le reste du monde est entrain, par ici ou par là, de lutter contre les catastrophes naturelles liées aux feux de forêts qui surviennent à chaque fois que les fortes chaleurs se pointent. Au Burundi, ce sont des incendies criminels provoqués par des pyromanes patentés, sans foi ni loi et plus encore cupides, inconscients mais avides du pouvoir, bien nichés sur le haut des pavés et à l’aise.

Qu’il eut cru ? Jusqu’alors par leurs techniques de communication inversant les rôles, ils affirmaient urbi et orbi, à qui veut les entendre, que c’est le méchant gouvernement en place qui est à la base des misères infligées à la population burundaise mais contre toute attente ils ont fièrement, le torse bombé annoncer leurs hauts faits en endossant toute la responsabilité de l’entièreté de ces méfaits et estiment qu’en guise de suite logique, le pouvoir de diriger le pays serait un lot de consolation mérité, vus les sacrifices et les efforts consentis, bien entendu, pour le bonheur du peuple burundais (sic). Le bourreau deviendrait le bienfaiteur du supplicié, effarant !

Globalement, il est vrai que pratiquement tous les pays du monde sont en récession voire en dépression économique. Toutefois, cela ne justifie pas les tensions actuelles que certains imposent au reste du monde via des proxys chargés d’organiser des déstabilisations en vue d’accéder facilement et à vil prix aux ressources naturelles nécessaires à la relance de leurs économies.

En cette matière, l’Afrique a beaucoup donné depuis l’esclavage, la colonisation, la néo-colonisation et les pillages de tous genres. Particulièrement, le Burundi a aussi reçu son paquet de malheurs depuis la guerre d’agression allemande terminée en 1903 par le traité de Kiganda à Ndago en passant par les différents pogroms (1965, 1969, 1972, 1988, 1993, 2015), surtout le génocide de 1972, le coup d’Etat sanglant de 1993 ainsi que les différentes formes de violences imposés au peuple burundais sans oublier les sanctions injustes et la tentative de déstabilisation continue.

L’Humanité est une. Cependant, certains se croientt encore être plus humains que d’autres ? Toutefois, on est tenté de se dire qu’à l’heure du numérique, des réseaux sociaux et de la mobilité accrue des gens, qu’il est illusoire de se convaincre que les méthodes du Moyen-âge peuvent encore être pertinentes, efficientes, correctes et justes face à ce nouveau paradigme réel de notre ère. Cela devrait ramener tout un chacun en son for intérieur à revenir à la raison car chaque être vivant aspire à sa survie, son bonheur et à réaliser ses rêves. Ce n’est que le vivre ensemble en harmonie, en équilibre et en respectant l’ordre social et naturel, que l’Humanité pourra s’épanouir. Les guerres, les destructions, les convoitises, la cupidité, l’égoïsme et la haine de l’autre ne sont que des antivaleurs qui compromettent la création, tout simplement la vie qui est un don divin suprême reçu gracieusement et dont personne n’en a la paternité.

Quant à ces pyromanes avec leurs mains de Judas Iscariote, il n’est pas encore trop tard, ils sont humblement invités à revenir à de meilleurs sentiments afin que la fraternité ainsi que la citoyenneté partagée soient les maitres mots pour le meilleur vivre ensemble au Burundi, on peut tout le moins l’espérer.

Par Ruvyogo Michel