Il est des rendez-vous avec l’histoire que les peuples n’oublient jamais. Pour les habitants de Rumonge et de Nyanza‑Lac, ce rendez-vous a sonné un matin de 2026, lorsque le Directeur général de la REGIDESO, Dr Ir Lieutenant‑colonel Jean Albert Manigomba, est descendu sur le terrain pour constater de ses propres yeux l’avancée des travaux du programme PROSECEAU. Ce projet, aussi discret que monumental, est en train de sceller le destin de milliers de Burundais qui, depuis des générations, subissaient la soif comme une fatalité. Mais avant d’y venir, il convient de planter le décor d’une transformation qui dépasse la seule question de l’eau : celle d’un pays qui, sous le leadership éclairé de Son Excellence le Général Major Evariste Ndayishimiye, a triplé sa capacité électrique en cinq ans et posé les jalons d’un développement durable.
Lorsque le Président Ndayishimiye accède au pouvoir en juin 2020, le Burundi produit à peine 47,35 MW d’électricité. Un chiffre dérisoire pour un pays qui aspire à l’émergence. Six ans plus tard, la donne a radicalement changé. La capacité installée a été multipliée par trois, passant à 166,29 MW. Comment un pays parmi les moins avancés du monde a‑t‑il pu réaliser un tel bond ? La réponse tient en un mot : volonté politique.
Sous l’impulsion du Chef de l’État, plusieurs centrales hydroélectriques ont vu le jour ou ont été achevées, transformant le paysage énergétique burundais. La centrale régionale de Rusumo Falls, d’une capacité de 80 MW, est entrée en service, apportant une électricité propre et bon marché aux réseaux nationaux. Le complexe hydroélectrique de Jiji (32,5 MW) et Mulembwe (17 MW) a été inauguré en grande pompe par le Président lui‑même en juin 2025, ajoutant 49,5 MW supplémentaires au mix énergétique. La centrale Kabu 16 (20 MW), celle de Ruzibazi (15 MW) et la modeste mais utile Ruvyironza (1,65 MW) complètent ce tableau impressionnant.
Mais produire de l’électricité ne suffit pas ; encore faut‑il la transporter. Le gouvernement a donc investi massivement dans le réseau de transport haute tension. La ligne Rusumo Falls – Gitega en 220 kV, la ligne Horezo‑Kabezi‑RN1, la ligne Kigoma‑Gitega, ainsi que la ligne Kamanyola‑Bujumbura et le poste de Rubirizi, inauguré en décembre 2025 par le Président lui‑même, ont été construits pour acheminer cette énergie vers les centres urbains et les zones de production. D’ici mars 2026, 85 % des centres du Burundi seront électrifiés, a promis le Chef de l’État.
Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Ils signifient que des usines peuvent tourner, que des hôpitaux peuvent conserver des vaccins, que des enfants peuvent étudier le soir, que des femmes peuvent entreprendre sans dépendre du pétrole lampant. L’électricité est le sang qui irrigue l’économie, et le Président Ndayishimiye en a fait une priorité absolue. La Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne ont salué ces avancées, apportant leur soutien financier et technique au Burundi.
C’est dans ce contexte que le Président Ndayishimiye a posé un acte de foi et de lucidité : nommer à la tête de cette institution un homme de terrain, un soldat, le Lieutenant‑colonel Jean Albert Manigomba. Un officier supérieur, certes, mais aussi un ingénieur, un docteur, un homme dont la carrière et la réputation étaient intactes. Sa mission ? Un cahier des charges clair : faire rebondir cette société publique, rétablir la confiance, assainir les pratiques et placer le peuple au cœur de l’action.
Les résultats sont là. En à peine deux ans, la REGIDESO est devenue l’une des administrations publiques les plus crédibles du pays. Les bailleurs de fonds, qui tournaient le dos à l’institution, reviennent. La Banque mondiale a approuvé en décembre 2025 le Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement (PAEPA), un don de 80 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’eau potable, en soulignant le leadership affirmé du gouvernement et la performance de la REGIDESO. La Banque allemande KfW, qui finance le programme PROSECEAU, témoigne de cette confiance retrouvée.
Avant Manigomba, il y avait des Directeurs généraux, il y avait des projets. Mais les résultats n’étaient pas aussi palpables. Aujourd’hui, la différence saute aux yeux : l’eau coule, l’électricité circule, les dettes se résorbent, et les Burundais retrouvent la fierté d’une institution publique qui fonctionne.
Venons‑en à ce projet qui fait tant d’étincelles. Le PROSECEAU ou Programme Sectoriel Eau et Assainissement en Milieu Urbain est une réponse concrète à une urgence humanitaire et de développement. Les communes de Rumonge et Nyanza‑Lac, situées au bord du lac Tanganyika, souffraient paradoxalement d’une grave pénurie d’eau potable. L’eau du lac, bien qu’abondante, n’était pas traitée ; les sources de montagne, captées de manière artisanale, étaient insuffisantes. Les habitants, surtout les femmes et les enfants, passaient des heures à chercher de l’eau, au détriment de l’école, du travail et de la santé.
Lancé initialement en 2013, le projet avait été interrompu par la crise de 2015. Mais, en 2023, le Président Ndayishimiye a donné l’ordre de le relancer. Et quel relancement ! Aujourd’hui, le projet est en phase terminale de réalisation.
À Rumonge, deux réservoirs modernes en béton armé sont en construction : un de 2 000 m³ et un de 400 m³. L’eau provient de deux sources complémentaires : les sources de montagne (22,56 litres par seconde) et le lac Tanganyika, via deux tuyaux DN 400. Un seul tuyau fournira initialement 6 480 m³ d’eau traitée par jour, couvrant les besoins jusqu’en 2040. Le second sera activé à partir de 2040 pour doubler le débit jusqu’en 2060.
À Nyanza‑Lac, le dispositif est identique, avec trois réservoirs de 1 500 m³, 400 m³ et 200 m³. Les sources de Masokwa, captées par gravité, voient leur débit passer de 2,5 à 20 litres par seconde. L’eau du lac, pompée et traitée dans une usine moderne, sera distribuée via des réseaux étendus, atteignant des zones jusqu’alors non desservies.
La Banque mondiale, qui suit de près ce projet, souligne que l’accès à l’eau potable est « fondamental pour le développement de tout pays ». Le PROSECEAU, avec sa conception par phases, garantit une disponibilité durable de l’eau jusqu’en 2060 et au‑delà. C’est une vision à long terme, rare dans les pays en développement, qui témoigne de la maturité des dirigeants burundais.
L’eau, c’est la vie. Sans eau, pas d’agriculture, pas d’industrie, pas de santé, pas d’école. Le PROSECEAU n’est pas un projet d’eau parmi d’autres ; il est le pilier sur lequel reposent tous les autres efforts de développement. En apportant l’eau potable à Rumonge et Nyanza‑Lac, le gouvernement burundais libère les énergies, améliore la santé publique, réduit la pauvreté et crée les conditions d’une croissance inclusive.
La Bible nous enseigne que « quand le juste est au pouvoir, le peuple est dans la joie » (Proverbes 29:2). Et « un roi qui juge les pauvres avec équité affermit son trône pour toujours » (Proverbes 29:14). Le Président Ndayishimiye, en nommant le Lieutenant‑colonel Manigomba à la tête de la REGIDESO, a montré qu’il sait discerner les hommes compétents et intègres. Il a choisi un soldat, non pas pour faire la guerre, mais pour faire la paix : la paix de l’eau qui coule, la paix de la lumière qui s’allume, la paix du développement qui avance.
« Heureux celui qui a confiance en l’Éternel ! » (Jérémie 17:7). Le Burundi a confiance en son Président, et cette confiance est en train de porter ses fruits. Le PROSECEAU en est la preuve éclatante. Les centrales hydroélectriques en sont la preuve éclatante. La renaissance de la REGIDESO en est la preuve éclatante.
À ceux qui douteraient encore des réalisations de Son Excellence le Président de la République, nous leur disons : venez à Rumonge, venez à Nyanza‑Lac. Voyez de vos propres yeux les réservoirs qui s’élèvent, les tuyaux qui serpentent, les usines qui traitent l’eau. Voyez la fierté des populations qui savent que demain, elles n’auront plus à marcher des kilomètres pour chercher de l’eau. Voyez la confiance des bailleurs de fonds qui, après des années de méfiance, investissent à nouveau au Burundi.
Et si les Directeurs généraux comme le Lieutenant‑colonel Jean Albert Manigomba dirigeaient les principales institutions publiques, le Burundi ne serait pas seulement émergent en 2040 ; il serait déjà développé. Le Président Ndayishimiye a fait un bon choix. Un choix lucide, un choix courageux, un choix prophétique.
Car, comme le dit l’Ecclésiaste : « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux » (Ecclésiaste 3 :1). Le temps du Burundi est venu. Le temps de l’eau, le temps de la lumière, le temps de la prospérité. Sous le leadership éclairé du Général Major Evariste Ndayishimiye et l’exécution sans faille du Lieutenant‑colonel Jean Albert Manigomba, le Burundi avance, résolument, vers son destin.
Que l’eau coule à jamais, que la lumière brille à jamais, et que le Burundi soit béni !
Firmin BeauvaisSEBATWARE, notre chroniqueur économique.
Sources : REGIDESO (visites de janvier et mai 2026); Banque mondiale (communiqué de décembre 2025); APA News (bilan énergétique 2020‑2026); Banque mondiale (blog sur Jiji et Mulembwe); Présidence du Burundi (inauguration du poste Rubirizi).