Qu’il fait rêver le temps béni des colonies ! Tant qu’il y aura des taupes en Afrique. Burundi : un Rapporteur spécial et très spécial.

Opinion, politique, sécurité

Le Burundi s’achemine vers les élections présidentielles de 2027, est déjà engagé dans sa vision de pays émergeant en 2040, développé en 2060  et voici que les néo-colons qui ont juré sa perte, viennent de se mobiliser à Genève insidieusement afin d’activer à nouveau leur plan machiavélique et cynique , dans le but d’obvier cette dynamique, en empruntant le même chemin de mobilisation en faveur de groupes de déstabilisation par des moyens violents, sous le fallacieux argument de veiller au respect des droits de l’homme, de continuer l’œuvre civilisatrice historique, généreuse et bienveillante. Nous avons retenu la leçon donnée en mai 2015 par ces experts universels en matière de démocratie et de déontologie.

Ce plat de mauvais goût et très indigeste a été utilisé à maintes reprises. Rappelons-nous. La bulle papale de Nicolas V, intitulée Romanus Pontifex, promulguée le 8 janvier 1454, qui avait été considérée comme une légalisation officielle de la colonisation et de l’esclavage en Afrique. Plus tard, en 1884-1885 à Berlin les Européens dépeçaient l’Afrique pour se la partager sans états d’âme. A ce jour l’Afrique est toujours saignée à blanc et toute tentative de sortir la tête hors de l’eau est à chaque fois vigoureusement étouffée dans l’œuf. Le Burundi ne fait pas exception.

C’est certain, le Burundi fier de son indépendance acquise chèrement, va réellement devenir une pierre d’achoppement pour beaucoup de ces néo-colons, aux idées rétrogrades, d’esclavagistes, de colonisateurs et de pilleurs de biens africains. Tuer le naturel et il revient au galop, esclavagiste un jour, esclavagiste toujours. Les réseaux de Soros en collaboration avec les néo-colons ont été très actifs ces dernières années sur le sol africain, avec des fortunes diverses, il est plus que temps qu’on commence à les épingler et à les dénoncer au grand jour, afin que leur capacité de nuisance mise en œuvre dans l’ombre, soit démontée au grand jour.

Les Européens épris de paix, de solidarité et de justice sont-ils tous aveugles à ce point, jusqu’à laisser le champ libre à ces va-t-en-guerre ? Sont-ils si indifférents jusqu’à accepter de se faire manipuler les consciences par ces chantres animés par un esprit de domination et rapace ? Sont-ils naïfs jusqu’à laisser ces aventuriers ingénus compromettre l’avenir harmonieux du monde en cette période de globalisation économique et du multipolarisme ? Une chose est certaine, on récolte toujours ce qu’on a semé et rira bien qui rira le dernier.

Ce qui se passe au nord pour le petit peuple européen est similaire à ce qu’ils prévoient pour l’Afrique, les mouvements de grèves à répétition en témoignent, se disent-ils qu’après eux le déluge ? Les Européens, les vrais ont intérêt à se réveiller avant que ces pyromanes ne mettent définitivement l’anathème entre les peuples en les conduisant au suicide collectif, par leurs mensonges éhontés, condamnant par exemple, tout un peuple qui ne leur a rien fait, juste poussés par leur cupidité et volonté à écraser les peuples qu’ils considèrent comme des «moins que rien» ils se disent : mentez, mentez il restera quelque chose de ce mensonge. Seul le résultat compte. Quoi donc, en Europe il n’y a personne pour retenir un autre ?

Un adage chinois dit que : « plus un singe grimpe haut sur un arbre et mieux on voit son derrière », qui vivra verra, très bientôt la vérité va s’imposer partout et en tout lieu, elle va éclater au grand jour et malheur à qui le scandale va éclabousser, laissons-les continuer à s’auto-intoxiquer. Copains comme larrons en foire dans le vice de la manipulation des masses et cachés sous la peau de démocrates alors qu’ils ne courent que pour l’intérêt mercantile et pour le lucre au profit de certaines multinationales sans moralité, le Burundi sera difficile à avaler, petit par la taille mais ayant un peuple des Bagabo. N’eut été le traité de Kiganda en 1903, l’établissement du colon au Burundi aurait été une victoire à la Pyrrhus.

Les Dés sont déjà jetés car un homme averti en vaut deux et un adage du Burundi dit que : « personne ne craint le tonnerre quand il vit sous les nuages », ces néo-colons croient faire trembler le peuple burundais, cette fois-ci c’est une erreur d’appréciation qui va décrédibiliser ces milieux définitivement. Qui pourra encore prêter un iota de confiance à leurs arguties régulièrement servis à la face du monde.

Possible que ça les amuse, mais ça ne fait pas rire les Burundais car pendant la période qui a duré plus de 40 ans, période au cours de laquelle plus d’un million de citoyens Burundais ont trouvé la mort et qu’aujourd’hui la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) a dénombré plus de 3350 fosses communes à travers tout le pays. La dictature de cette époque était soutenue par ces néo-colons car disaient-ils qu’il nous fallait un régime fort. Eh oui, ce fût une dictature militaire et génocidaire. Quid de la démocratie prônée, chantée et les droits de l’homme ? Où étaient ces experts universels ? Le but de leurs sempiternelles prises de position est ailleurs.

Soyons réalistes et n’attendons rien de bon qui sortira un jour de ces milieux gouvernés par la colonialité et moins encore de leur Rapporteur spécial et très spécial, fut-il d’origine africaine. En attendant, continuons à être ce que nous sommes, un peuple fier et digne.

Ruvyogo Michel