L’affaire du peigne ou la misère d’une certaine « société civile » : comment le RWANDA et ses relais du FOCODE mènent une guerre hybride contre la Première dame du Burundi

Opinion, société

Une histoire de peigne. Voilà ce qu’il aura fallu à Pacifique NININAHAZWE et à son réseau pour tenter, une fois de plus, de salir l’image de la Première dame du Burundi, Angeline NDAYISHIMIYE. Derrière cette séquence grotesque, montée en épingle depuis un aéroport de Bujumbura, se cache une réalité bien plus sombre : celle d’un activisme aveugle, payé par le Rwanda, qui ne vend que des illusions pour des papiers d’asile de Burundais en manque de boussole en Occident. Pendant que la Première dame soigne, éduque et élève, ses détracteurs, eux, tiennent salon à Kigali, dans les capitales européennes et canadiennes, recyclant les mêmes fiches de propagande. En pleine commémoration de l’assassinat ignoble du Président Melchior NDADAYE, et alors que le Burundi s’engage pour la paix à l’Est de la RDC, il est temps de démonter la mécanique de cette guerre informationnelle. 

Un peigne fantôme, un décret détourné, et un tombereau de mensonges

Bujumbura, 21/10/2026 ―La scène décrite dans la propagande du FOCODE n’a jamais eu lieu. Elle n’existe que dans la dépêche fabriquée et diffusée le 19 octobre 2026 par l’organisation de Pacifique NININAHAZWE et ses relais. Contrairement au récit clé en main qu’ils ont servi à des rédactions complaisantes et à des comptes Twitter anonymes, la Première dame Angeline NDAYISHIMIYE n’a jamais été impliquée, le 12 octobre 2026, dans une quelconque altercation à l’aéroport international Melchior NDADAYE de Bujumbura. Aucun peigne n’a été refusé. Aucun tumulte n’a eu lieu dans la zone VIP. Aucun employé n’a été réveillé pour restituer un objet. Aucun témoin crédible, aucun registre, aucune image, aucun procès-verbal ne vient étayer cette fable. Le récit est une fabrication pure et simple, montée de toutes pièces par une taupe au sein de l’aéroport, qui a livré au FOCODE un scénario inventé — bagage à main, agent de sécurité, insistance protocolaire, objet métallique — pour lui donner un vernis de vraisemblance. C’est de l’intoxication à l’état brut, du journalisme de fiction transformé en arme de guerre hybride.

Le seul élément matériel que les propagandistes ont ensuite accroché à leur canular est un décret relevant le Lieutenant-Colonel Gervais HARERIMANA de ses fonctions de directeur général de l’Autorité de l’Aviation Civile du Burundi (AACB) et nommant le Capitaine Steve MUVUKANYI. Ce décret, comme tout acte administratif, relève de la gestion normale des services de l’État. Le lier au peigne fantôme est une malhonnêteté intellectuelle et une manipulation grossière. Les mêmes voix qui hurlent aujourd’hui au scandale avaient déjà inventé, dans un passé récent, la fable de la Première dame « déchirant des décrets » présidentiels. Or, les personnes soi-disant concernées par ces déchirures sont toujours en fonction, nommées par décrets et exerçant bel et bien au sein de l’administration du Président Évariste NDAYISHIMIYE. La vérité, c’est que le FOCODE et ses taupes ont besoin d’un nouveau récit tous les six mois pour justifier leurs financements, leurs tribunes et leurs dossiers d’asile. Après l’échec de la fable des décrets déchirés, ils ont inventé le peigne. Demain, ce sera une paire de lunettes ou un stylo. Peu importe le prétexte, pourvu que la cible reste la même : la Première famille burundaise.

Cette méthode porte un nom : la fabrique du mensonge. Une taupe au sein de l’aéroport, relayée par des propagandistes politiciens cachés sous la casquette de la société civile, a produit un faux incident pour nourrir le bullying et le trolling payés par des intérêts étrangers. Les individus qui, de l’intérieur, alimentent cette machine en livrant des informations inventées ou en montant en épingle des scènes qui n’ont jamais existé devraient arrêter ce sale boulot. Ils ne servent ni le Burundi, ni la vérité. Ils servent le FOCODE, ses bailleurs et le Rwanda en guerre hybride contre le Burundi.

Angeline NDAYISHIMIYE, une Première dame qui dérange parce qu’elle agit

Pourquoi tant de haine ? Parce qu’Angeline NDAYISHIMIYE n’est pas une première dame de vitrine. Elle est de celles qui ont porté les armes pour la démocratie, et de celles qui, aujourd’hui, construisent. Son parcours force le respect, et c’est précisément ce qui insupporte les nostalgiques des pouvoirs dictatoriaux et les supplétifs des réseaux étrangers.

Elle est, d’abord, la seule Première dame du Burundi à avoir fait le maquis en tant que combattante du CNDD-FDD. À une époque où la démocratie naissante était décapitée par les upronistes radicaux et une armée dominée par des personnes liées par le sang à Pacifique NININAHAZWE et à son réseau de propagande, elle a choisi le maquis. Alors que nous commémorons l’assassinat ignoble du Président Melchior NDADAYE, il est juste de rendre hommage à ceux et celles qui ont restauré la démocratie. Angeline NDAYISHIMIYE est de ceux-là. Qu’un homme comme Pacifique NININAHAZWE, dont la famille et les alliés ont trempé dans l’ordre ancien et qui n’a jamais porté qu’un stylo au service de ses bailleurs, s’attaque à une ancienne combattante n’est pas seulement une lâcheté : c’est une faute politique que les Burundais savent lire.

Angeline NDAYISHIMIYE au maquis avec le Président burundais Evariste NDAYISHIMIYE

Ensuite, elle est innovante. Elle a porté la création de l’Office de la Première Dame pour le Développement (OPDD), une institution qui, depuis sa mise en place, a transformé l’action sociale de la Présidence du Président Evariste NDAYISHIMIYE en une machine de guerre contre la pauvreté et la maladie. L’OPDD, ce n’est pas un sigle creux. C’est un mécanisme qui finance l’accès à la planification familiale pour les jeunes couples, qui soutient l’autonomisation des femmes, qui parraine des compétitions régionales d’entrepreneuriat féminin et qui, surtout, descend sur le terrain. La Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) l’a reconnu : le dispositif bénéficie prioritairement aux familles à faibles revenus et accueille même des patients venus des pays limitrophes.

Elle est, surtout, dynamique, et ses œuvres sont visibles sur le terrain. Dans la santé reproductive, elle a lancé des campagnes de sensibilisation dans les écoles contre les grossesses non désirées, le VIH/SIDA et le MPOX. Elle a fait de la lutte contre l’infertilité une priorité, avec l’ouverture d’un centre de fécondation in vitro à l’hôpital de Kibimba et un accompagnement des couples confrontés à ce drame silencieux. Dans l’éducation, elle a créé l’école « Socle du Savoir », qui promeut une éducation de qualité pour les filles issues de familles défavorisées, et elle a soutenu les cantines scolaires et les potagers vivriers pour garantir une alimentation équilibrée aux élèves.

Angeline NDAYISHIMIYE soutenant les femmes

Cette action a été consacrée par les plus hautes instances internationales. En juillet 2026, elle a reçu le Prix des Nations Unies pour la Population, à New York, dans la catégorie institutionnelle, pour les actions de la Fondation Bonne Action Umugiraneza dans la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes. Quelques jours plus tard, au Parlement du Royaume-Uni, elle recevait le Global Health Award 2026 pour son leadership dans l’amélioration des services de santé et le bien-être des populations. Elle a aussi été distinguée pour son soutien aux femmes souffrant de fistules obstétricales, aux victimes de violences basées sur le genre, et pour la création d’un centre de santé mentale à Ngozi. Sur le plan diplomatique, elle multiplie les audiences avec les ambassadeurs et les premières dames de la région, de la Côte d’Ivoire à la Gambie, tissant un réseau de coopération Sud-Sud qui sert directement les intérêts du Burundi.

Angeline NDAYISHIMIYE en Turquie

Enfin, elle est membre du CNDD-FDD et participe activement à l’éducation des jeunes filles du parti, ces « piliers de l’avenir » que les ennemis du Burundi voudraient voir dépolitisées et démoralisées. Une Première dame qui forme la jeunesse du parti au pouvoir, voilà ce qui dérange les éternels candidats à la déstabilisation.

Angeline NDAYISHIMIYE, membre du CNDD-FDD, modèle de la jeune fille burundaise

Le FOCODE, ou le commerce de l’asile sur fond de guerre hybride rwandaise

Alors, pourquoi Pacifique NININAHAZWE s’attaque-t-il à Angeline NDAYISHIMIYE depuis 2020 ? La réponse n’est pas psychologique, elle est géopolitique. Depuis 2015, une guerre hybride oppose le Rwanda au Burundi. Et Pacifique NININAHAZWE en est devenu le « porte-voix zélé », le « logiciel rwandais de l’instabilité burundaise », selon une enquête documentée. Les documents confidentiels consultés par Burundi Forum révèlent qu’il est un agent d’influence qui a touché des dizaines de milliers d’euros pour organiser la déstabilisation du Burundi. Dès décembre 2014, l’Union européenne, via l’ONG War Child Holland, avait signé avec le FOCODE un contrat de subvention de 10 000 euros qualifié d’« action ad-hoc », dont l’objet réel était de financer l’évacuation de NININAHAZWE et de sa famille vers la Belgique, pendant qu’il incitait les jeunes Burundais à descendre dans la rue avec des armes. Un mandat d’arrêt international a même été émis contre lui par la justice burundaise pour sa participation au putsch manqué de mai 2015.

Aujourd’hui, il sévit depuis son exil confortable en Belgique et, ces derniers jours, il est annoncé au Canada, où il serait venu « plaider » pour le non-retour des Burundais cachés en Suisse. La réalité est plus prosaïque : il s’agit pour lui de faire obstruction aux accords de rapatriement, de maintenir une clientèle de demandeurs d’asile politique qui constitue sa base de financement et son fonds de commerce. Ses auditions devant des comités parlementaires canadiens ne servent qu’à recycler le même narratif : le Burundi serait un enfer, et lui, le seul témoin crédible. Pendant ce temps, la Suisse rapatrie des Burundais et se fait épingler par des ONG pour des renvois forcés, ce qui donne à NININAHAZWE un nouveau prétexte pour crier au scandale et pour justifier son activisme rémunéré.

Cette campagne contre la Première dame s’inscrit dans un calendrier précis. Le Burundi est intervenu à l’Est de la RDC pour aider à restaurer la paix et neutraliser les groupes armés soutenus par Kigali, notamment le M23 et ses supplétifs. Cette intervention dérange le Rwanda, pour qui la déstabilisation de l’Est congolais est une vache à lait et un instrument de puissance. Depuis que le Burundi a envoyé ses soldats, les critiques contre le Président NDAYISHIMIYE et sa famille se sont amplifiées. Les journaux et influenceurs rwandais reprennent et amplifient toute campagne visant la Première famille burundaise, dans l’espoir de démoraliser le Chef de l’État et de le détourner de sa mission de pacification régionale. NININAHAZWE et son réseau ne sont que la courroie de transmission burundaise de cette stratégie.

Les taupes et les vendeurs d’illusions

Il y a, dans cette affaire, un élément qui devrait alerter toutes les consciences : l’existence de taupes au sein même du système burundais. Elles nourrissent une campagne de bullying et de trolling payée par des intérêts étrangers. Les individus qui, de l’intérieur, alimentent cette machine en livrant des informations tronquées ou en montant en épingle des incidents sans gravité devraient arrêter ce sale boulot. Ils ne servent ni le Burundi, ni la vérité. Ils servent le FOCODE, ses bailleurs et le Rwanda.

Car il faut le dire avec des mots crus : Pacifique NININAHAZWE et son réseau ne sont pas des défenseurs des droits humains. Ce sont des vendeurs de papiers d’asile. Leur fonds de commerce, c’est la peur. Leur matière première, c’est le mensonge. Leur produit fini, ce sont des dossiers de demande d’asile déposés en Europe et en Amérique du Nord, avec en annexe des rapports du FOCODE soigneusement rédigés pour convaincre les fonctionnaires de l’immigration que le Burundi serait à feu et à sang. Chaque campagne contre la Première dame, chaque « affaire » montée de toutes pièces, chaque tweet anonyme relayé par des comptes rwandais sert à alimenter ce commerce. Et pendant que ces gens se goinfrent dans les salons de Bruxelles, de Genève ou de Montréal, des Burundais continuent de rentrer au pays, de reconstruire, de cultiver, d’envoyer leurs enfants à l’école. La réalité du terrain, celle que documentent la CEEAC, les Nations Unies et le Parlement britannique, contredit radicalement le roman noir du FOCODE.

Une commémoration, une mise en garde

Nous commémorons l’assassinat du Président Melchior NDADAYE, tué pour avoir voulu une démocratie véritable. Ceux qui l’ont tué, et ceux qui les ont couverts, sont les mêmes qui, aujourd’hui, à travers le FOCODE et ses relais, s’attaquent à une femme qui a porté les armes pour restaurer cette démocratie. Angeline NDAYISHIMIYE fait peur à ceux qui haïssent le Burundi et le CNDD-FDD. Elle fait peur aux nostalgiques des pouvoirs dictatoriaux de quarante ans, à ces « trois cousins de Rutovu » et à leurs héritiers qui n’ont jamais accepté que le pouvoir échappe à leur clan. Elle fait peur parce qu’elle travaille, parce qu’elle guérit, parce qu’elle éduque, parce qu’elle est aimée.

La campagne actuelle contre elle est une campagne de trop. Elle est malhonnête dans sa méthode, mensongère dans son récit, et suspecte dans son financement.

Que Pacifique NININAHAZWE et son réseau entendent ce message : le Burundi n’est pas un terrain de jeu pour leurs bailleurs. La Première dame n’est pas une cible pour leurs fantaisies. Et les Burundais, eux, savent faire la différence entre ceux qui construisent et ceux qui, depuis l’étranger, vendent des illusions pour obtenir l’asile. Le peigne restera dans l’avion. Eux, dans l’histoire, resteront du mauvais côté.

Par Jean-Anatole Kavamahanga