Réunis à Ngozi, dans la province de Butanyerera, du 13 au 14 avril 2026, des élus locaux, cadres sectoriels et partenaires au développement participaient à un atelier de sensibilisation consacré au Schéma Directeur National d’Aménagement du Territoire. Cette initiative vise à renforcer la planification spatiale et à promouvoir un développement harmonieux et durable du pays.
Cet atelier regroupait des représentants issus notamment des provinces de Buhumuza et Butanyerera, tous impliqués dans la gestion territoriale. L’objectif étant de renforcer la compréhension et l’appropriation de cet outil stratégique par les autorités locales, appelées à jouer un rôle clé dans sa mise en œuvre. À travers cette démarche, le Gouvernement entend consolider une gouvernance territoriale cohérente et efficace.
Dans son mot d’accueil, le directeur de cabinet de la province Butanyerera, Muheto Christophe, a souligné que l’organisation de cette rencontre constituait une marque de confiance, mais aussi une responsabilité face aux défis liés à l’occupation des sols, au développement des infrastructures et à la gestion durable des terres. Il a réaffirmé l’engagement des autorités locales à promouvoir une gestion rationnelle et planifiée de l’espace.
Ouvrant officiellement les travaux, Clément Ndikumasabo, représentant du ministère en charge de l’environnement, a insisté sur le rôle central du Schéma Directeur National d’Aménagement du Territoire. Selon lui, ce document constitue une référence majeure pour orienter l’utilisation de l’espace national et assurer une meilleure coordination des interventions des acteurs du développement. Dans un contexte marqué par une forte pression démographique, cet outil apparaît indispensable pour prévenir les déséquilibres et améliorer les conditions de vie des populations.
Apportant un éclairage technique, le Professeur Emery Nukuri a rappelé que ce schéma est prévu par le code foncier de 1986 et repose sur une analyse approfondie des sols afin d’en déterminer les usages les plus adaptés. Il a souligné que sa mise en œuvre exige une coordination multisectorielle ainsi qu’une large sensibilisation des parties prenantes, notamment les populations, la société civile et les investisseurs.
Les intervenants ont également mis en avant le rôle déterminant des élus locaux, en tant qu’acteurs de proximité. Leur implication est essentielle pour intégrer les orientations du schéma dans les plans communaux de développement et garantir leur application sur le terrain. L’atelier constitue ainsi une opportunité de renforcer leurs capacités et d’harmoniser les approches.
Au-delà de son aspect technique, le schéma directeur est perçu comme un instrument de transformation visant à organiser l’espace, planifier les infrastructures, protéger les ressources naturelles et améliorer durablement les conditions de vie. Il s’inscrit dans la vision nationale de faire du Burundi un pays émergent à l’horizon 2040 et développé en 2060.
Le Gouvernement a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’ONG VNG, dont le soutien contribue à la réussite de cette initiative. À l’issue des travaux, des recommandations concrètes sont attendues afin d’enrichir l’élaboration du schéma et de l’adapter aux réalités locales.
Cet atelier marque ainsi une étape importante vers une gestion territoriale plus équilibrée, inclusive et durable, fondée sur l’implication active des acteurs locaux.
Par Nkurunziza Dieudonné