Ndikuriyo Révérien, Secrétaire général du CNDD-FDD entame une tournée nationale pour expliquer les projets prioritaires au niveau socio-économique.
Gitega, 02/02/2026 (BdiAgnews) – Entouré des membres de son bureau politique, le très populaire Secrétaire général du parti CNDD-FDD, Ndikuriyo Révérien, a entamé une tournée à travers l’ensemble des communes du Burundi afin de rencontrer les secrétaires permanents à la base et de réexpliquer les projets socio-économiques prioritaires récemment approuvés par le Congrès national du parti. Débutée à Muramvya, cette tournée l’a conduit à échanger avec les responsables aux niveaux provincial, communal, zonal et collinaire, en les exhortant à renforcer la compréhension mutuelle et la complémentarité pour accélérer la mise en œuvre de la Vision Imbonakazoza (Burundi émergent en 2040, développé en 2060), rappelant que le socio-économique commence sur la colline et au sein des familles, avant d’insister sur l’exemplarité par des actions concrètes et de visiter, en province de Gitega, des projets en cours, notamment des plantations de café à Nyarucamo et à Muramvya, en appui à l’intensification des cultures de rente.
Les Barundi sont un peuple qui pense « à la manière du Tambour sacré », selon l’Ubungoma. À l’inverse des sociétés libérales occidentales centrées sur le « moi » et le « je », l’individu n’existe pas comme entité isolée, mais comme être commun, porteur d’un même son que les autres membres de son muryango, sa lignée, conformément au principe d’Ubuntu : « je suis parce que nous sommes ». Le CNDD-FDD est la première formation politique, en termes de rapport de force, au Burundi. Les partis politiques sont nés du décret colonial belge du 25 décembre 1959, remplaçant les alliances sociopolitiques millénaires entre miryango (lignages) des Barundi. Les partis politiques développent le citoyen (le moi, l’individu), tandis que le muryango favorise l’« être commun », celui du nous. En 1966, à la suite d’un coup d’État militaire, Ingoma, l’État politique millénaire des Barundi, a été remplacé par la République, un État néocolonial libéral occidental. En 1972, à la suite du génocide contre les Hutu du Burundi, l’Ubumu ( à la manière de « mu » : Mukakaryenda, la Femmme Tambour ), système socio-économique des Barundi, a été détruit et l’on a vu émerger à sa place une économie de marché capitaliste. Le Burundi demeure aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres du monde.
Références :
– Nahimana Karolero Pascal, Réfugiés du Burundi — Quand Ingoma s’est tu. Histoire géopolitique d’un peuple brisé par la colonialité, Bruxelles, Génération Afrique, 2025 | https://nahimanakarolero.com
– Nahimana Karolero Pascal, Histoire du Burundi : Les grandes dates de l’histoire des Barundi et de l’État millénaire africain – Ingoma y’Uburundi, Éd. Génération Afrique, 2024 | https://nahimanakarolero.com
– Bigirimana Jean, Réinventer le Burundi : L’énergie, l’agriculture, les TIC et l’éducation comme fondements du futur, Bruxelles, Les Éditions du Net, 2025
– Ndagijimana Benjamin, Une nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi, Bujumbura, Éditions Burundi Imprimerie, 2026.
– Kubwayo Félix, La lente reconnaissance du génocide de 1972 contre les Hutu du Burundi, Bruxelles, 2025
– Ntibantunganya Sylvestre, Histoire d’un génocide occulté : Le génocide des Bahutu du Burundi de 1972-1973, Éd. Sigumugani, 2025
– Mbonyingingo Leona, L’Épouse du tambour, Montréal, 2025.

Sources : Nahimana P. , http://burundi-agnews.org, Lundi 02 février 2026 | Photo : CNDD-FDD






