Espoir FC s’impose au terme d’une finale maîtrisée
La finale a opposé Espoir FC, représentant la province de Bujumbura, à GTG FC de la province de Gitega. Après une première période équilibrée, marquée par une solide organisation défensive des deux équipes, les deux formations sont rentrées aux vestiaires sur un score nul (0-0).
Au retour des vestiaires, Espoir FC a su faire parler son réalisme en inscrivant deux buts, s’adjugeant ainsi une victoire convaincante (2-0) et le trophée de cette édition du championnat national U16 féminin.
Ce succès récompense le travail accompli par le club et illustre la progression constante du football féminin au Burundi, où de plus en plus de jeunes filles choisissent cette discipline pour exprimer leur talent.
Des récompenses pour valoriser les meilleures performances
La cérémonie de clôture a été marquée par le défilé des dix-huit équipes engagées, suivi de la remise des distinctions individuelles et collectives.
Quatre joueuses ayant réussi un triplé au cours d’un même match ont chacune reçu un ballon de football en guise de récompense. La meilleure buteuse de la compétition, auteure de douze réalisations, a reçu une prime de 500 000 francs burundais, une récompense identique à celle attribuée à la meilleure joueuse du tournoi.
Les quatre meilleures équipes ont également été honorées. Sacré champion, Espoir FC est reparti avec le trophée et une enveloppe de 4 millions de francs burundais. Finaliste malheureux, GTG FC a reçu un trophée ainsi qu’une récompense de 3 millions de francs burundais.
Les acteurs du football plaident pour un soutien accru
Au-delà de la compétition, les responsables du football burundais ont lancé un appel en faveur d’un accompagnement renforcé des jeunes filles pratiquant ce sport.
Responsable du football féminin au Burundi, Akimana Belyse a encouragé les joueuses à poursuivre leurs efforts et à croire en leurs capacités. Selon elle, avec de la discipline, de la persévérance et un encadrement de qualité, elles peuvent atteindre le plus haut niveau.
De son côté, Bimenyimana Laurence, présidente de Flambeau Girls et représentante des dirigeants des dix-huit équipes participantes, a invité les jeunes filles à dépasser les stéréotypes qui présentent encore le football comme une discipline réservée aux garçons. Elle a souligné que cette compétition constitue une preuve du talent et du potentiel de la jeune fille burundaise.
Elle a également exhorté les parents, les autorités administratives et les partenaires du sport à accompagner davantage le développement du football féminin, tout en dénonçant les préjugés selon lesquels une fille pratiquant le football perdrait sa féminité ou compromettrait son avenir.
Des défis persistants malgré des progrès encourageants
Si le niveau de jeu ne cesse de progresser, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement du football féminin. Bimenyimana Laurence a notamment évoqué le manque d’équipements sportifs, notamment les tenues, les chaussures et les ballons, ainsi que l’insuffisance d’infrastructures conformes aux normes.
Elle a toutefois insisté sur le fait que la discipline demeure le principal facteur de réussite pour les jeunes joueuses, les invitant à persévérer dans leurs efforts.
Le football féminin, un vecteur d’épanouissement
Présent lors de la finale, le premier vice-président de la Fédération de Football du Burundi (FFB), Arcade Nimubona, a salué la qualité de la compétition et encouragé les jeunes filles à poursuivre leur progression.
Il a rappelé que la pratique du football contribue non seulement à une meilleure santé physique, mais aussi au développement de la confiance en soi, de l’esprit d’équipe et des valeurs essentielles telles que la discipline, la persévérance, l’unité et le respect mutuel.
A travers cette compétition nationale U16, le Burundi envoie un signal fort : le football féminin s’affirme progressivement comme un pilier du sport national. Avec davantage d’investissements, un meilleur accompagnement et la mobilisation de tous les acteurs, cette nouvelle génération pourrait bien porter haut les couleurs du pays sur les scènes régionale et internationale.
Par Ndayishimiye Emmanuel






