Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, également Président en exercice de l’Union africaine, est rentré le 23 mars 2026 d’une mission de travail effectuée à Bogotá, en Colombie, où il a participé au Forum de haut niveau entre la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC) et l’Afrique, tenu du 18 au 21 mars 2026.
Au retour, son porte-parole adjoint, Sébastien Ntahongendera, a indiqué que cette mission a permis de renforcer les liens entre l’Afrique et l’Amérique latine, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération Sud-Sud, basées sur des intérêts communs et un développement partagé.
Il a rappelé que la mission du Chef de l’État burundais s’inscrivait dans le cadre de sa participation à ce forum stratégique réunissant les pays d’Afrique et d’Amérique latine et des Caraïbes, une organisation régionale fondée en 2011, avec objectif de promouvoir l’intégration et la coopération entre les pays de cette région.
Il a fait savoir que les travaux du forum étaient structurés en deux principales phases, à savoir les ateliers et panels thématiques, ainsi que les sessions plénières.
D’après Sébastien Ntahongendera, les discussions ont porté sur plusieurs enjeux majeurs, notamment l’énergie, la lutte contre la famine, la souveraineté alimentaire, la réparation historique et la justice ethno-raciale.
Messages clés des dirigeants
Lors des plénières, le porte-parole adjoint du numéro Un Burundais a informé que les chefs d’État et de gouvernement ont appelé à dépasser les blessures du passé, renforcer la coopération entre les peuples d’Afrique et d’Amérique latine, faire face aux inégalités et aux formes d’hégémonie au niveau international.
Dans son intervention, le Président burundais a souligné la nécessité de transformer les héritages douloureux de l’histoire en opportunités de développement, notamment à travers des partenariats économiques dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et de l’industrialisation.
Il a également rappelé que ces deux régions représentent environ un tiers de la population mondiale, un atout majeur pour bâtir une coopération solide et mutuellement bénéfique.
Le Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a, quant à lui, insisté sur les injustices économiques et les déséquilibres mondiaux, appelant à une prise de conscience collective face aux ingérences et aux conflits qui fragilisent les nations.
Rencontres bilatérales
En marge du forum, Sébastien Ntahongendera a annoncé que le Président Évariste Ndayishimiye a eu plusieurs entretiens avec ses homologues.
Avec le Président colombien Gustavo Petro, les deux chefs d’État ont convenu de promouvoir l’organisation future d’un sommet Afrique–CELAC et de renforcer les relations bilatérales.
Avec le Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération économique, avec un accent sur les investissements structurants et les projets d’envergure. Le Président Ndayishimiye a demandé que les relations de coopération dans les domaines où le Brésil est plus performant que le Burundi puissent être renforcées.
Avec le Président uruguayen Yamandú Orsi, les deux dirigeants ont soutenu l’idée de transformer ce forum en sommet et ont envisagé la mise en place d’une commission mixte de coopération.
Autres échanges diplomatiques
Le porte-parole adjoint du Chef de l’État a également fait savoir que le Président a rencontré l’envoyé spécial de l’Union africaine pour la Guinée-Bissau, afin de discuter des processus politiques en cours sur le continent, notamment la transition en Guinée-Bissau, en soulignant l’importance d’un accompagnement diplomatique pour garantir des élections apaisées.
Par Nzohayimana Alexis





