Le mardi 15 avril 2026, un atelier de trois jours a été organisé dans la ville de Bujumbura. Il réunissait des experts ainsi que des parties prenantes du secteur de la sécurité de l’aviation civile.
Selon Pacifique Musongera, directeur en charge des aéroports au Burundi et du transport aérien, cet atelier régional, regroupant des pays d’Afrique de l’Est, visait à examiner les mesures à prendre pour prévenir toute tentative de sabotage des systèmes aéronautiques et des infrastructures aéroportuaires, notamment à travers des intrusions dans les systèmes informatiques utilisés par les avions. Il a expliqué que pour voler, un avion s’appuie sur des signaux et des données fournies par des systèmes électroniques. Toutefois, un pilote ne peut pas toujours savoir si ces informations ont été manipulées par des personnes mal intentionnées. Par exemple, un signal indiquant une direction pourrait être altéré, conduisant l’appareil vers une mauvaise trajectoire.
Pacifique Musongera a également précisé que ces assises, qui réunissaient des experts de la région, permettront d’analyser ensemble les réponses à apporter en cas de cyberattaque visant les systèmes aéronautiques, et de définir une approche coordonnée à l’échelle régionale.
Des simulations pour mieux se préparer
Enfin, l’atelier prévoit des exercices de simulation afin de tester les réactions et les mécanismes de gestion face à une éventuelle intrusion malveillante dans les systèmes de navigation aérienne.
Par Gakiza Dorine






