102 articles analysés : les TDC se concentrent sur la construction d’écoles, d’infrastructures sanitaires et d’eau potable, mobilisant des milliers de citoyens dans un effort collectif de développement socio-économique local.
Gitega, 03/07/2026 (BdiAgnews) — Les « Travaux de Développement Communautaire » (TDC) ont représenté 6 % (102 articles) de l’ensemble de la communication gouvernementale burundaise sur la période 2025-juin 2026. Plus qu’une simple rubrique de la politique socio-économique burundaise, les TDC sont la preuve de l’esprit de solidarité et d’entraide mutuelle des Barundi, en mobilisant la population autour de la construction d’infrastructures locales, souvent sans recours systématique à des financements externes.
Sur les 102 articles recensés, 26 portent sur la construction ou la réhabilitation d’écoles et de salles de classe, faisant de ce secteur la priorité dominante des travaux communautaires. Plusieurs provinces sont concernées, notamment Matongo, Tangara et Gitega, où les TDC ont permis de moderniser des infrastructures scolaires vieillissantes ou insuffisantes. Le volet sanitaire n’est pas en reste : un centre de santé a été construit à Mpanda, tandis que des bornes-fontaines d’eau potable ont été inaugurées au Lycée Communal, améliorant l’accès à l’eau pour les élèves et les riverains.
Les TDC ont également concerné la voirie et les infrastructures urbaines, avec la réhabilitation de routes communales, le bitumage de voiries et l’assainissement de caniveaux. À Buhumuza, ces travaux ont permis l’édification du bureau provincial, tandis qu’à Gitega, capitale politique du pays, une vaste opération de pavage a mobilisé la population dès janvier 2026.
La dynamique communautaire ne se limite pas aux seules autorités locales. Le parti CNDD-FDD, première force politique burundaise, a par exemple lancé dès juillet 2025 des travaux communautaires destinés à promouvoir la culture de l’avocat. En mars 2026, des jeunes issus de différentes formations politiques ont été mobilisés conjointement dans des chantiers communautaires, démontrant une volonté de dépasser les clivages partisans. À Bujumbura, une cité de jeunes burundais a pris part aux travaux de réhabilitation du terrain polyvalent du Campus Kamenge.
L’implication s’observe jusqu’au sommet de l’État : en mai 2026, le Président Ndayishimiye Évariste, Général-Major, président du Burundi, a lui-même déploré la lenteur des travaux de construction du centre naisseur de lapins à Karusi, un signe de l’attention portée à ces chantiers au plus haut niveau. Sur le terrain, les autorités communales, à l’image de celles de Cibitoke et de Mugere, se joignent régulièrement à la population lors des séances de travaux communautaires.
Les TDC dépassent largement le seul cadre de la construction matérielle pour investir les questions d’assainissement et d’environnement. Des opérations d’assainissement de caniveaux ont ainsi été menées à Rutana en juin 2026. Au quartier amsar en commune Cankuzo, les travaux communautaires de janvier 2026 ont porté sur le nettoyage et l’assainissement du quartier, tandis qu’à Musigati, une mobilisation pour l’assainissement de la commune avait été lancée dès septembre 2025. Sur le plan sanitaire, des toilettes écologiques de type EcoSan ont été inaugurées au Lycée communal en avril 2026. Les TDC intègrent également des actions de reboisement et de protection de l’environnement, s’inscrivant ainsi dans la lutte contre le changement climatique. La dimension solidaire n’est pas absente non plus : des aides aux personnes vulnérables ont été octroyées, à l’instar de celle apportée par l’ONG ASPDV en septembre 2025.
Au terme de ces dix-huit mois d’observation, le bilan des TDC dessine l’image d’un Burundi où la participation citoyenne au développement local demeure une valeur cardinale, un véritable appui à la politique socio-économique du pays. Les 102 articles sur les TDC pour cette période témoignent d’une dynamique communautaire soutenue, touchant tour à tour les écoles, les centres de santé, les infrastructures d’eau potable, les routes communales et l’assainissement des espaces publics.
Cette dynamique rencontre cependant certaines limites. La lenteur de certains chantiers, à l’image du centre naisseur de lapins de Karusi, ainsi que les difficultés de déblocage de fonds retardant le pavage de certaines voiries, rappellent que la seule mobilisation populaire ne suffit pas toujours à garantir l’aboutissement des projets. Les TDC n’en demeurent pas moins un levier puissant de cohésion sociale et de développement socio-économique de proximité — à condition d’être accompagnés par des ressources adéquates et un suivi technique rigoureux.



Sources : Nahimana P., BDIAGNEWS, http://burundi-agnews.org Lundi 13 juillet 2026 | Photo : Archives, Inama Nshingamateka, Province Butanyerera, RTNB, Commune Bubanza, CNDD-FDD Colline Musumba, Agence Burundaise de Presse, Présidence, BdiAgnews






