La France, le Rwanda, La Francophonie et le gouffre congolais : révélations sur une ingérence qui défie Washington

Uvira, 11 août 2026 – Alors que la France se pose en chantre de la paix et du droit international, elle se rend aujourd’hui complice d’une guerre d’agression en Afrique centrale. Selon nos recoupements, Paris livre en secret à Kigali des drones, des munitions et des équipements militaires sophistiqués qui atterrissent directement sur le front de l’est de la République démocratique du Congo, où l’armée rwandaise (RDF) combat aux côtés du groupe armé M23. En échange de ce soutien militaire qui permet à Paul Kagame de poursuivre son offensive meurtrière, la France obtient du Rwanda la protection de ses intérêts gaziers stratégiques au Mozambique, via les forces rwandaises déployées pour sécuriser les sites de Total Energies dans la province de Cabo Delgado. Une violation flagrante des sanctions américaines imposées à la RDF depuis février 2025, un défi aux condamnations du Parlement européen, et un pari géopolitique qui expose Paris à une confrontation diplomatique majeure avec Washington.

Mais cette fourniture d’armes n’est que la partie émergée d’une compromission bien plus large et infiniment plus cynique. Pour verrouiller cette alliance contre-nature et acheter définitivement la complaisance de Kagame, Emmanuel Macron a ajouté une couche d’ignominie diplomatique : en coulisses, Paris pousserait ouvertement Louise Mushikiwabo, la protégée du régime rwandais, pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La même France qui, depuis des décennies, sermonne avec une arrogance paternaliste les chefs d’État africains sur la nécessité de limiter les mandats pour préserver la démocratie, soutient aujourd’hui une exception rwandaise qui piétine allègrement cette règle. Elle transforme ainsi la Francophonie en un vulgaire trophée offert à un autocrate, vidant de sa substance la dernière enceinte où le français rayonne encore. Cette double stratégie – armer l’agresseur du Congo tout en offrant la tête de la Francophonie à sa porte-parole – révèle la vérité crue de la politique africaine de Macron : les droits de l’homme et la démocratie ne sont que des arguments de communication, jetés aux orties dès que les intérêts gaziers de Total Energies et les calculs de Realpolitik sont en jeu.

Tout cela se déroule alors que la France, chassée du Sahel par des juntes hostiles au Mali, au Burkina Faso et au Niger, tente désespérément de se refaire une santé diplomatique en Afrique de l’Est. Pour cela, Paris a misé sur deux hommes : le Rwandais Paul Kagame et le Kényan William Ruto. Mais en choisissant de fermer les yeux sur les exactions du M23, en contournant les sanctions internationales et en sacrifiant la crédibilité de la Francophonie sur l’autel de ses intérêts commerciaux, la France ne se contente plus de perdre son influence : elle se prépare un effondrement moral sans précédent. Ce double jeu – militaire et diplomatique – risque de plonger Paris dans un isolement géopolitique dont elle ne sortira pas indemne, et de signer l’arrêt de mort de l’institution francophone elle-même. La patrie des droits de l’homme est en train de devenir, sous nos yeux, le fossoyeur de ses propres valeurs.

  1. La débâcle française au Sahel : quand l’empire vacille

Depuis 2020, la France encaisse une série de revers historiques en Afrique de l’Ouest. Les coups d’État militaires au Mali (2020), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023) ont renversé des gouvernements pro-français, expulsé les troupes françaises et déchiré des partenariats de défense vieux de plusieurs décennies. Les dernières troupes françaises ont quitté le Mali et la Centrafrique en 2022, le Burkina Faso en 2023, puis le Niger et le Tchad. En 2025, le Niger a nationalisé les opérations uranifères du champion français Orano, mettant fin à un demi-siècle de relation d’approvisionnement. Le Sénégal a, à son tour, demandé le départ des forces françaises en novembre 2024, acté en 2025.

Les anciennes colonies, unies au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont même quitté l’Organisation internationale de la Francophonie en mars 2025. Six pays, des millions de kilomètres carrés, des milliards d’euros d’investissements et d’infrastructures militaires – tout s’est évaporé en trente mois.

Pour la France, c’est un séisme. L’historien Bernard Lugan, spécialiste de l’Afrique, analyse cette débâcle comme la conséquence logique d’une « Françafrique » qui n’a jamais su se réinventer. Paris a maintenu pendant six décennies une sphère d’influence informelle mais inflexible, où les colonies étaient indépendantes en nom, mais pas en substance. La génération africaine née après les indépendances – 70 % de la population a moins de 35 ans – n’a plus aucun lien affectif avec la France. Elle a tourné la page.

  1. Le pivot anglophone : Macron mise sur Ruto et Kagame

Devant cet effondrement, Emmanuel Macron a choisi une stratégie de repli offensive : se tourner vers l’Afrique anglophone. En mai 2026, il a co-organisé à Nairobi le sommet « Africa Forward », une première dans un pays non francophone. Douze présidents, le secrétaire général de l’ONU et les Représentants du FMI et de la BAD étaient présents. Macron y a annoncé 23 milliards d’euros d’investissements pour le continent, dont 14 milliards français. Le président kényan William Ruto, co-hôte du sommet, a été invité au prochain G7 en France.

Ce pivot vers l’Afrique anglophone est un aveu d’échec. Comme l’analyse un chercheur de la fondation Konrad Adenauer, « la France a perdu beaucoup de prestige et d’influence dans les pays francophones, surtout au Sahel. Elle fait maintenant un effort pour s’étendre vers des pays anglophones – Afrique du Sud, Kenya, Nigeria – afin de se repositionner ».

Mais ce pivot a un versant sombre : le Rwanda. Macron a choisi Paul Kagame comme allié privilégié. Une relation qui n’a cessé de se renforcer depuis la réconciliation officielle de 2021. Mais à quel prix ?

  1. Le marché secret : des forces rwandaises pour protéger Total Energies au Mozambique

Pour comprendre l’alliance franco-rwandaise, il faut se tourner vers le Mozambique. Depuis 2021, les forces rwandaises sont déployées dans la province de Cabo Delgado pour lutter contre l’insurrection islamiste. Officiellement, il s’agit d’une mission de contre-terrorisme. Officieusement, la France et Total Energies sont les véritables commanditaires.

La France considère le projet gazier de Cabo Delgado – un méga-investissement de Total Energies – comme un « enjeu d’intérêt national ». Paris et le géant pétrolier français cherchent à maintenir la mission militaire rwandaise pour protéger cet investissement stratégique. En échange, Kigali reçoit quoi ? La réponse est dans l’est de la RDC.

  1. La France, fournisseur d’armes du Rwanda en violation des sanctions américaines

Depuis février 2025, les États-Unis ont imposé des sanctions financières et immobilières à l’armée rwandaise (RDF) et à quatre de ses hauts commandants. Washington accuse Kigali de « soutenir activement, former et combattre aux côtés du M23 », un groupe armé responsable de violations massives des droits humains et de déplacements forcés en RDC.

Les sanctions américaines ont des implications considérables pour les transactions commerciales, financières et d’armement avec la RDF. Mais la France a décidé de les ignorer. Selon des sources proches du dossier, la France livrerait à Kigali des drones, des munitions et des équipements militaires qui atterrissent directement sur le front de l’est congolais. Ces armes permettraient à l’armée rwandaise de poursuivre son offensive aux côtés du M23, en violation flagrante des accords de paix signés à Washington en décembre 2025.

Le chercheur Jason K. Stearns analyse ce tournant : « Les sanctions américaines contre le Rwanda marquent un virage majeur dans le conflit en RDC ». Washington exige que Kigali mette fin une fois pour toutes à son soutien au M23. Mais la France, en fournissant des armes à la RDF, contourne ces sanctions et sabote les efforts diplomatiques américains.

  1. Une guerre financée par la France : le M23, le Rwanda et l’or congolais

Le M23, soutenu par le Rwanda, contrôle désormais des zones stratégiques du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La prise d’Uvira en décembre 2025 a été rendue possible par « la participation opérationnelle directe de l’armée rwandaise ». Ces territoires regorgent de coltan, d’or, de cobalt et de minerais stratégiques dont les chaînes d’approvisionnement mondiales ont besoin.

La France, en armant le Rwanda, se rend complice de ce pillage. Elle ferme les yeux sur les exécutions sommaires, les violences sexuelles et les déplacements forcés documentés par Human Right Watch. Elle préfère les intérêts de Total Energies au Mozambique et les accords commerciaux avec Kigali à la vie des Congolais.

  1. Le grand risque : une confrontation avec Washington

La France pense jouer un coup de maître en contournant les sanctions américaines. Elle espère ainsi retrouver une influence en Afrique centrale, après l’avoir perdue en Afrique de l’Ouest. Mais elle prend un risque colossal.

Si Washington décide de s’impliquer réellement et de déjouer cette démarche, les conséquences pour Paris seront désastreuses. Les États-Unis pourraient avoir des problèmes diplomatiques avec la France, ou dénoncer publiquement son ingérence. La France, déjà isolée au Sahel, se retrouverait isolée sur la scène internationale, accusée de financer une guerre d’agression en Afrique centrale.

Comme le souligne l’analyste Ulf Laessing, « la critique et les préjugés envers la France sont forts dans les pays francophones ». Mais si l’opinion publique internationale découvre que Paris arme le Rwanda contre la RDC, la France deviendra le paria de l’Afrique.

  1. Un conseil à Emmanuel Macron : rompre avec Kagame

Monsieur le Président, vous avez un an devant vous. Un an pour réparer les dégâts d’une politique africaine qui a accumulé les échecs. Un an pour éviter que la France ne devienne complice d’un génocide silencieux dans l’est de la RDC. Voici ce que vous devez faire :

  1. Cesser immédiatement toute livraison d’armes, de munitions et de drones au Rwanda. La France ne peut pas, au nom d’intérêts économiques, contourner les sanctions américaines et financer une guerre d’agression ;
  2. Condamner publiquement le soutien du Rwanda au M23 ;
  3. Soutenir la RDC dans sa quête de souveraineté. Kinshasa demande des comptes. Paris doit répondre présent, pas en envoyant des armes à l’agresseur, mais en soutenant les efforts de paix et de reconstruction ;
  4. Se distancier de Paul Kagame. Le président rwandais n’est pas un partenaire fiable. Il utilise la France comme un bouclier contre les sanctions internationales, tout en poursuivant une guerre d’expansion territoriale.
  5. Revenir à une politique africaine fondée sur le respect des souverainetés. La France a trop longtemps joué les arbitres en Afrique. Il est temps de reconnaître que les Africains veulent des partenaires, pas des tuteurs.
  1. Le double jeu diplomatique de Macron : imposer un troisième mandat pour acheter la paix avec Kagame

Au-delà des livraisons d’armes et du soutien militaire indirect, la France joue une partie bien plus insidieuse sur l’échiquier diplomatique francophone. Alors que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’apprête à élire son secrétaire général en novembre 2026 à Phnom Penh, Paris aurait choisi de soutenir la candidate du régime rwandais, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat consécutif. Ce faisant, Emmanuel Macron ne se contente plus d’armer militairement le Rwanda ; il utilise le dernier levier d’influence française dans le monde – la Francophonie – pour offrir un cadeau empoisonné à Paul Kagame, en échange du maintien de ses intérêts stratégiques chez Total Energies et d’une illusoire stabilité régionale.

Ce soutien à Mushikiwabo est un véritable camouflet pour les principes fondateurs de la Francophonie. La candidate rwandaise, ancienne ministre des Affaires étrangères de Kagame, a déjà dirigé l’institution pendant deux mandats (2018-2026). Or, les statuts non écrits mais tacitement respectés de l’OIF prévoient une limite de deux mandats pour garantir le renouvellement démocratique et éviter l’ancrage personnel du pouvoir. En poussant pour un troisième mandat, la France piétine délibérément cette règle coutumière, au seul motif de flatter l’ego d’un allié encombrant. Pire encore : pour justifier ce choix, les émissaires français murmurent dans les couloirs que Mushikiwabo est la seule à même de « maintenir l’unité » face à la montée des pays anglophones, comme si la survie de la langue française passait par la mainmise d’une clique autoritaire sur une organisation censée promouvoir la démocratie.

  1. La leçon de morale à géométrie variable : quand la France prône la limitation des mandats… sauf quand cela l’arrange

La position française est d’autant plus intenable que Paris s’est érigé, depuis des décennies, en gendarme des « transitions démocratiques » en Afrique. Combien de chefs d’État africains francophones ont-ils été sermonnés, voire déstabilisés, par la diplomatie française lorsqu’ils tentaient de modifier leur Constitution pour briguer un troisième mandat ? Au Togo, en Guinée, au Cameroun ou en Côte d’Ivoire, la France n’a cessé de rappeler avec une hauteur paternaliste que « la limitation des mandats est un pilier de l’État de droit ». Elle a appuyé des résolutions de l’Union africaine condamnant les révisions constitutionnelles abusives. Elle a feint l’indignation lorsque Denis Sassou-Nguesso ou Paul Biya ont prolongé leur règne. Mais voilà : lorsque l’enjeu est de préserver un partenariat militaire et économique avec Kigali, tout ce discours humaniste vole en éclats. La France accepte non seulement qu’un régime autoritaire – celui de Kagame, classé parmi les pires au monde par Reporters sans frontières – impose sa candidate, mais elle devient le moteur de cette forfaiture.

Ce deux poids, deux mesures est une insulte à la mémoire des peuples africains qui ont cru, un temps, que la France pouvait être un partenaire vertueux. Comment expliquer aux Congolais, dont le pays est pillé et dépecé par le M23 sous les ordres de Kigali, que Paris exige d’eux une alternance démocratique à Kinshasa, mais soutient simultanément un troisième mandat pour la porte-parole d’un régime qui musèle toute opposition ? Cette schizophrénie diplomatique révèle la vérité crue de la politique africaine de Macron : la démocratie n’est qu’un argument de communication, et les droits de l’homme, une clause de style que l’on brandit contre les ennemis mais que l’on range au placard quand il s’agit de protéger ses propres intérêts gaziers ou sécuritaires. La France, qui se targue d’être la « patrie des droits de l’homme », se rend ainsi complice de l’érosion des principes républicains au sein même de sa propre maison commune qu’est la Francophonie.

  1. Un troisième mandat de Mushikiwabo : l’arrêt de mort de la Francophonie

Si Louise Mushikiwabo obtient ce troisième mandat grâce au forcing français, ce ne sera pas une simple formalité administrative, mais le début de l’agonie de l’institution francophone. L’OIF compte aujourd’hui 93 États et gouvernements, dont une majorité de pays africains qui voient d’un très mauvais œil cette mainmise d’un régime autoritaire sur leur organisation. Déjà, en mars 2025, plusieurs pays du Sahel (Mali, Burkina, Niger) ont claqué la porte de la Francophonie pour dénoncer son « alignement sur les intérêts occidentaux ». Une réélection de Mushikiwabo, perçue comme une marionnette de Kagame, provoquerait un exode en cascade. La RDC, victime directe de l’agression rwandaise, boycotterait sans doute l’institution, suivie par d’autres États souverainistes qui ne reconnaîtraient plus la légitimité d’un secrétaire général inféodé à un belligérant.

Sur le fond, cette réélection signerait la mort morale de la Francophonie. Comment cette organisation pourrait-elle encore plaider pour la liberté de la presse, alors que son secrétaire général est le produit d’un pays où les journalistes critiques sont emprisonnés ou exilés ? Comment oserait-elle condamner les coups d’État militaires, alors qu’elle cautionne un régime qui annexe des territoires congolais par la force ? La Francophonie deviendrait un simple club d’intérêts franco-rwandais, un guichet de subventions pour les ONG complaisantes, et un porte-voix au service de la propagande de Kigali. Les diplomates africains francophones le savent : si Mushikiwabo est réélue, l’OIF perdra toute crédibilité pour arbitrer les crises, et la langue française elle-même sera associée, aux yeux des jeunes générations africaines, à une machine à broyer la souveraineté et la dignité.

  1. La France, fossoyeuse de ses propres valeurs : le rendez-vous manqué avec l’histoire

En définitive, en imposant ce troisième mandat, Emmanuel Macron ne trahit pas seulement la RDC, il trahit la promesse républicaine de la France. Depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la France s’est targuée d’incarner l’universalisme des libertés. En 2026, elle réduit ce legs à une simple monnaie d’échange pour satisfaire la soif de pouvoir d’un autocrate. Les archives diplomatiques s’ouvriront un jour, et l’on découvrira peut-être que des hauts fonctionnaires français ont eux-mêmes rédigé les arguments juridiques tordus permettant de justifier ce troisième mandat, en contournant les avis de leurs propres juristes. Cette compromission est d’autant plus affligeante qu’elle intervient au moment même où la France perd pied au Sahel : pour compenser sa faiblesse géopolitique, elle choisit la facilité cynique plutôt que le courage éthique. Elle sacrifie son âme sur l’autel de la Realpolitik.

Pourtant, une alternative existait : soutenir une candidature africaine digne, comme celle de la RDC, et restaurer la confiance. Mais Paris a préféré l’ombre de Kagame à la lumière de ses propres principes. Monsieur le Président, si vous laissez Mushikiwabo être réélue, vous serez celui qui aura non seulement armé l’agresseur du Congo, mais aussi vidé de sa substance la dernière enceinte où la France parle encore au monde. La Francophonie ne mourra pas d’un coup d’État, elle mourra d’un troisième mandat. Et l’histoire retiendra que c’est la France, patrie des Lumières, qui en aura tenu la torche funéraire, pour offrir un dernier sourire à un régime qui la méprise mais que vous avez choisi de servir, plutôt que de servir l’Afrique.

Somme toute : la France au bord du gouffre congolais

La France est en train de commettre une erreur grave : fermer les yeux sur un génocide en RDC, soutenir les mauvais camps, et se retrouver du mauvais côté de l’histoire. En armant le Rwanda, en contournant les sanctions américaines, en privilégiant les intérêts de Total Energies au Mozambique au détriment de la vie des Congolais, et en imposant de surcroît une candidate de l’autoritarisme rwandais à la tête de la Francophonie, Emmanuel Macron est en train de signer le divorce définitif entre la France et l’Afrique. Ce n’est plus une politique étrangère, c’est une fuite en avant cynique, où les principes sont sacrifiés sur l’autel du court-termisme et des marchés gaziers.

L’historien Bernard Lugan le répète : l’Afrique est un continent qui se réveille. Les populations africaines ne veulent plus de la Françafrique, de ses complots, de ses ingérences. Elles veulent des partenariats égaux, transparents, respectueux. Si la France continue sur cette voie, elle sera chassée non seulement du Sahel, mais aussi d’Afrique centrale. Et cette fois, ce ne sera pas une débâcle militaire, mais un effondrement moral, une radiation de la conscience historique du continent. La patrie des droits de l’homme aura choisi, une fois de plus, le camp de l’ombre, et l’histoire ne lui pardonnera pas.

Par notre correspondant à Uvira, Gédéon Kabuya (Chroniqueur géopolitique)