Alors que le Burundi subit une vague d’incendies qui ruinent des milliers de commerçants, le Chef de l’État propose une récompense de 500 millions pour traquer les coupables. Une méthode classique de la lutte antiterroriste, utilisée par les plus grandes démocraties. Pourtant, certains « activistes » préfèrent crier à la dérive. Décortiquons leurs arguments, un à un, et démontrons leur mauvaise foi.
Par notre chroniquer en sécurité
Depuis quelques jours, une certaine « intelligentsia » activiste s’émeut sur les réseaux sociaux. Armel Niyongere et Pacifique Nininahazwe, figures bien connues du microcosme associatif, s’insurgent contre la promesse faite par le Président Évariste Ndayishimiye : 500 millions de francs burundais à quiconque fournira des informations permettant d’arrêter les auteurs des incendies qui ravagent les marchés du pays.
Leurs arguments ? Un ramassis de poncifs sur l’État de droit, la peur des « arrestations arbitraires » et la défense des « institutions ». Mais derrière ce vernis de respectabilité, que défendent-ils vraiment ?
Décortiquons, point par point, leur discours fallacieux.
- « Promettre de l’argent pour arrêter des criminels est une dérive »
Non, c’est une pratique internationale standard. Les États-Unis, fer de lance de la démocratie, ont institutionnalisé cette méthode depuis 1984 avec le programme Rewardsfor Justice (Récompenses pour la justice). Ce programme a permis des succès retentissants : c’est grâce à une récompense de 2 millions de dollars que Ramzi Yousef, l’artisan de l’attentat du World Trade Center en 1993, a été capturé au Pakistan. Le département d’État américain offre jusqu’à 25 millions de dollars pour des informations permettant l’arrestation de terroristes, et peut même dépasser ce montant si la menace l’exige. Oussama ben Laden a lui-même eu une prime de 25 millions de dollars sur sa tête.
La France n’est pas en reste. En 1986, le ministre de l’Intérieur français promettait un million de francs à qui livrerait les terroristes de l’attentat de la rue de Rennes. Plus récemment, le FBI offrait 100 000 dollars pour des informations sur un tireur.
La Belgique, où certains de nos activistes vivent, collabore étroitement avec les programmes de récompenses américains et a récemment introduit dans sa loi la possibilité pour un criminel de collaborer avec la justice en échange d’une récompense.
Alors, Armel Niyongere et Pacifique Nininahazwe, pourquoi cette pratique, vertueuse et efficace partout ailleurs, deviendrait-elle soudainement « dérangeante » au Burundi ? Serait-ce parce qu’elle risque de démasquer ceux qu’ils protègent ?
- « Confier cette mission aux Imbonerakure est un mépris des institutions »
C’est l’argument fétiche de nos donneurs de leçons. Mais relisons attentivement les déclarations : le Président Ndayishimiye a promis une récompense à celui qui arrêtera un auteur d’incendie. Il ne s’agit pas de substituer les Imbonerakure à la police, mais de mobiliser l’intelligence citoyenne contre un fléau.
Dans toutes les démocraties, les services de police lancent des appels à témoins et offrent des récompenses. Cela ne signifie pas qu’ils transfèrent leur pouvoir aux civils. Cela signifie qu’ils utilisent tous les moyens légaux pour résoudre des enquêtes. La promesse d’une récompense est un levier d’investigation, pas une privatisation de la justice.
D’ailleurs, le cas de Kaburimbo est édifiant. Ce dangereux individu, qui sévissait à Bururi. Sa tête a été mise à prix. Résultat ? En quelques semaines, il a été neutralisé. La méthode a fait ses preuves. Pourquoi nos « activistes » refusent-ils de voir que cette approche sauve des vies et protège les populations ?
- « Cela risque d’encourager des arrestations arbitraires »
Armel Niyongere s’inquiète des risques de « règlements de comptes ». Mais où était son indignation lorsque des marchés brûlaient, ruinant des milliers de familles ?
Le Président Ndayishimiye, en brisant ce silence et en reconnaissant enfin la nature criminelle de ces actes, fait preuve de courage politique. Il donne aux forces de l’ordre et à la population un objectif clair. La crainte d’abus ne justifie pas l’inaction. C’est précisément parce qu’il existe un risque de dérive que les autorités doivent encadrer ce processus. Mais critiquer une mesure pour son potentiel risque, sans reconnaître son utilité, c’est faire le jeu des criminels.
- « Le Burundi n’a pas besoin d’auteurs désignés par des influenceurs »
Voilà une belle pirouette. Les mêmes qui, hier, dénonçaient le silence de l’État, crient aujourd’hui au scandale parce que l’État parle. Les mêmes qui, sur les réseaux sociaux, ont alimenté des rumeurs, accusent désormais le pouvoir de faire de même.
FOCODE et Armel Niyongere oublient un détail : lorsqu’un Président s’exprime, il ne le fait pas en tant qu’« influenceur ». Il le fait en tant que garant de la sécurité nationale. Sa parole engage l’État. Contrairement aux rumeurs, elle est suivie d’actes. En promettant une récompense, il met en place un mécanisme concret pour résoudre une crise sécuritaire. Que nos contempteurs proposent autre chose ! Mais non, ils se contentent de critiquer.
Armel Niyongere et Pacifique Nininahazwe devraient réviser leurs classiques. La lutte contre le terrorisme et la grande criminalité ne se gagne pas dans les salons feutrés ou sur Twitter. Elle se gagne sur le terrain, avec des méthodes éprouvées. La promesse d’une récompense pour la capture de criminels est une arme efficace, utilisée même par les pays les plus avancés.
Leur opposition systématique à toute mesure forte pose question. Soutiennent-ils ceux qui, en brûlant les marchés, fragilisent l’économie et affament la population ? Leur « activisme » commence à ressembler étrangement à une complicité de fait avec les ennemis de la paix.
Le Président Ndayishimiye a montré qu’il prenait la mesure du danger. Il est temps que certains « défenseurs des droits » prennent la mesure de leurs responsabilités et soutiennent, au lieu de les entraver, les efforts pour rendre le Burundi plus sûr.
Par notre correspondant à Gitega






