Burundi: Les Communes appelées à adopter le PPP
Face à l’insuffisance des ressources publiques pour répondre aux besoins croissants des populations, le partenariat public-privé (PPP) apparaît comme une alternative prometteuse. Réunis à Bujumbura lors d’un atelier organisé ce 4 juin 2026 par l’Agence d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat Public-Privé (A.R.C.P), les Administrateurs communaux et les Conseillers chargés du développement socio-économique ont été invités à s’approprier ce mécanisme afin d’accélérer le développement de leurs collectivités.

L’Agence d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat Public-Privé (A.R.C.P) a organisé une session de sensibilisation à l’intention des Administrateurs communaux, des Conseillers au développement et des représentants du secteur privé de la province de Bujumbura. Selon la Directrice de l’A.R.C.P, Jeanne d’Arc Igirimbabazi, cette initiative vise à promouvoir un outil de financement encore peu utilisé au niveau des Communes malgré l’existence d’un cadre légal depuis près d’une décennie.

Préparer les Communes aux nouveaux défis

Les nouveaux Administrateurs communaux, engagés dans l’élaboration des Plans Communaux de Développement Communautaire (PCDC), constituent la cible privilégiée de cette formation. L’objectif est de les encourager à identifier des projets susceptibles d’attirer des investisseurs privés et de réduire ainsi la dépendance vis-à-vis des financements publics et de l’aide extérieure.

L’A.R.C.P estime que le développement local ne peut être pleinement atteint sans l’implication du secteur privé. Les investisseurs sont appelés à participer à la réalisation d’infrastructures et de services publics à travers des contrats de partenariat bénéfiques aux deux parties. Le PPP permet en outre d’apporter expertise, innovation et efficacité dans la gestion des projets.

Un levier de croissance et d’emploi

Selon Igirimbabazi, le PPP favorise la création d’emplois, stimule l’économie locale et contribue à la modernisation des infrastructures. Elle a également rappelé que plusieurs expériences déjà menées au Burundi démontrent la capacité de ce mécanisme à accroître les recettes et à améliorer la qualité des services publics.

Considéré comme l’un des instruments clés de la Vision Burundi 2040-2060, le partenariat public-privé pourrait devenir un véritable accélérateur du développement communal. Encore faut-il que les collectivités locales s’en saisissent pleinement pour transformer leurs ambitions en projets concrets au bénéfice des populations.

Par Hatungimana Eric