Vous l’avez sans doute senti. Des températures et une sècheresse particulières dures cet été.
Alors que le mercure s’affole et que les cours d’eau du pays peinent à alimenter les turbines, le spectre des coupures d’électricité refait surface. Pourtant, derrière les désagréments du quotidien se cache une réalité que les détracteurs du développement peinent à voir : le Burundi n’a jamais autant investi dans son avenir énergétique. Entre centrales flambant neuves et mégaprojets d’importation, la REGIDESO, sous l’impulsion du Président Evariste Ndayishimiye innove et prépare le terrain pour sortir le pays de l’ornière une bonne fois pour toutes.
L’orage gronde, mais pas seulement dans les cieux. En cette saison sèche 2026, l’électricité est devenue une denrée rare au Burundi, suscitant mécontentement et inquiétude parmi les populations. Les coupures de courant, ou « délestage », rythment le quotidien des ménages et asphyxient les activités économiques. Pourtant, derrière ces désagréments, la société nationale REGIDESO est à pied d’œuvre, et des solutions pérennes se dessinent à l’horizon. Si certains esprits chagrins, toujours prompts à critiquer, tentent de tirer profit de cette situation complexe, il est temps de rétablir la vérité et de saluer les efforts colossaux entrepris par le gouvernement sous la houlette du Président Evariste Ndayishimiye.
Un déficit hydrologique sans précédent
La cause principale de la crise actuelle est aussi naturelle qu’implacable : une sécheresse d’une rare intensité. Le manque de pluie a sérieusement affecté les retenues d’eau des barrages hydroélectriques, piliers du réseau national. Selon un constat alarmant, les centrales hydroélectriques subissent une « baisse considérable et jamais atteinte de leur capacité de production ».
Les chiffres sont éloquents. Sur une capacité installée totale de 170,75 MW, la puissance disponible en cette saison sèche chute dramatiquement à 70,5 MW. Un gouffre énergétique de 45,5 MW par rapport à la demande de pointe, qui s’élève à 116 MW. Comment ne pas comprendre, dès lors, que les lumières vacillent ? Les grandes centrales comme Jiji (32,5 MW), Mulembwe (17 MW), Kabu 16 (20 MW) ou encore Rusumo (27 MW) voient leur rendement chuter drastiquement, certaines ne fonctionnant qu’à un quart de leur capacité. La centrale thermique de la REGIDESO est, elle aussi, à l’arrêt, victime d’une pénurie de carburant.
Face à cette tempête parfaite, la REGIDESO n’a d’autre choix que de gérer au mieux les ressources disponibles, en procédant à des délestages pour préserver les réserves d’eau et éviter le pire.
Des avancées majeures pour l’avenir
Cependant, malgré ce contexte difficile, il serait injuste de ne voir que le verre à moitié vide. Depuis 2022, le Burundi a connu une véritable révolution énergétique. La capacité installée a été « pratiquement triplée » grâce à la mise en service de nouvelles centrales. Ce n’est pas un simple effet d’annonce, mais une réalité concrète : le complexe Jiji-Mulembwe, d’une capacité combinée de 49,5 MW, produit à lui seul 239 GWh par an, alimentant 7 000 entreprises et 1 700 sites industriels.
Ces investissements massifs sont la preuve que le gouvernement, sous la direction éclairée du Président Evariste Ndayishimiye, a fait de l’énergie une priorité nationale. Le Chef de l’État ne cesse de le rappeler, appelant à « faciliter l’accès de la population à l’électricité » et préconisant la « construction de barrages hydroélectriques ». Les avancées dans le secteur sont d’ailleurs saluées par les partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale.
L’importation, une solution durable en marche
Le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Conscient que l’énergie est le moteur du développement, le Burundi a décidé de jouer la carte de la coopération régionale pour garantir son autosuffisance. « Il est envisagé l’importation de l’électricité à partir des pays qui en ont en excédent, comme la Tanzanie et l’Ethiopie », selon une source proche de la REGIDESO. Des mémorandums d’entente auraient déjà été conclus pour importer 100 MW de Tanzanie et 200 MW d’Ethiopie.
Le symbole de cette nouvelle ère est la ligne 220 kV d’interconnexion entre Kigoma (Rwanda) et Gitega (Burundi). « Les essais de mise en service sont en cours ». Ce projet, couplé à une ligne reliant le Burundi à la Tanzanie, permettra d’injecter des centaines de mégawatts dans le réseau national, mettant fin au calvaire du délestage. Le Burundi se positionne ainsi comme un acteur clé du marché énergétique est-africain.
Des perspectives radieuses
Le gouvernement ne relâche pas ses efforts et poursuit le développement de nouvelles centrales. À l’horizon 2027, la centrale de Mule 37 (9 MW) entrera en service. D’autres projets, comme KIRASA (10,5 MW), DAMA (9,8 MW), SIGU (12,4 MW) et MPANDA (10,2 MW), sont en phase de clôture financière, prêts à sortir de terre.
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et démontrent la volonté inébranlable du Burundi de briser le cercle vicieux de la pénurie d’énergie. Les critiques, souvent promptes à envenimer le débat, feraient bien de prendre en compte ces éléments.
REGIDESO, une entreprise en première ligne
Dans cette course contre la montre, la REGIDESO est en première ligne. Malgré des conditions difficiles, elle œuvre au quotidien pour minimiser l’impact sur les populations. Elle est engagée dans des projets structurants comme « Ascent Burundi » pour renforcer le réseau et a récemment réceptionné de nouveaux équipements pour remplacer les réseaux vétustes. « Les coupures d’électricité devraient se stabiliser à 100 % du niveau souhaité par la Regideso après l’achèvement du projet « Asent » », a d’ailleurs promis son Directeur Général, Albert Manigomba.
Somme toute, le chemin vers l’autosuffisance énergétique est semé d’embûches, et la sécheresse de 2026 en est une douloureuse illustration. Mais le Burundi a choisi de transformer cette épreuve en tremplin. Grâce à la vision du Président Evariste Ndayishimiye et à l’engagement sans faille de la REGIDESO, le pays est en train de jeter les bases d’un avenir radieux, où l’électricité ne sera plus un luxe, mais un droit accessible à tous. Les jours sombres du délestage sont comptés. La lumière au bout du tunnel, c’est une énergie propre, abondante et durable, qui illuminera le Burundi de demain.
Par notre chroniqueur économique






