FORSC et UPRONA même combat ! Le fond du problème de la CNTB c’est quoi ?
Par Kabura Nicodème

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Vital Nshimirimana, délégué général du Forsc ©Iwacu

La réconciliation nationale est souhaitée ce n’est pas « urugoto », la justice aussi . Messieurs de l’UPRONA, si vous pensez que nous sommes amnésiques vous vous trompez, les malheurs qui ont frappé le Burundi c’est votre œuvre, c’est vous qui avez exercé la dictature pure et dure pendant plus de 40 ans, depuis le Décret-loi signé par Micombero en 1966, qui mettait fin au pluralisme politique et qui installait le parti UPRONA comme parti-Etat. Que vos descendants organisés au sein du FORSC nous narguent jour et nuit sans coup férir, comme si nous avons bel et bien profité de la mort de nos parents jusqu’à être contraints à l’exil, ce temps approche maintenant sa limite. Soit vous allez commencer à reconnaître vos forfaits : de la mort du simple paysan occis pendant cette période par vos partisans, en passant par le roi Ntare V trucidé et enterré comme un vulgaire chien de prairie, à l’assassinat du premier Président démocratiquement élu. Nous allons devoir vous mettre devant vos responsabilités et sans concession. Le choix vous appartient. Monsieur le Président de l’UPRONA vous devriez au nom de la honte anticiper et présenter vos excuses et les condoléances les plus attristées aux rescapés de la dictature que votre Parti avait imposée aux Burundais.

Aux côtés du CNDD-FDD, le parti UPRONA dirige le pays et continue à profiter des largesses des institutions de l’Etat, mais à les entendre discourir, ils n’ont rien n’à voir avec la gouvernance actuelle. Rien n’est assez beau que ce flou artistique qu’ils entretiennent très habilement.

Monsieur Vital Nshimirimana, délégué général du FORSC : Laissez-moi enfin vivre !

Ce n’est pas un privilège d’avoir eu son père (et/ou sa Mère) massacré par les sbires de l’ancien Parti-Etat UPRONA, là, la coupe commence à déborder, vous commencez sérieusement à nous chercher nous les rescapés des pogroms que vous voulez garder sous silence pendant plus de 40 ans, période pendant laquelle les Hutu étaient considérés moins que les bêtes de somme.

Là vraiment j’ai envie de gerber, franchement si ces héritiers de l’ancienne dictature ne s’amendent pas, nous allons devoir les prendre au mot et exiger ni plus ni moins la réparation après condamnation de ceux qui ont massacré les nôtres en toute impunité et qui sont encore en vie, qui nous narguent tous les jours en se vautrant dans nos biens qu’ils ont pillés.

La CNTB ne vient pas en aide aux rapatriés, elle essaye de rétablir dans leurs droits vos victimes, ce sont vos proches qui ont massacré et spolié, aujourd’hui vous souhaitez prolonger le forfait en présentant comme méchants les victimes d’hier et en présentant comme des agneaux dociles les bourreaux d’hier qui ont tué sans pitié afin de prendre sans scrupule, poussés par la cupidité et l’envie de posséder sans avoir transpiré, les biens convoités d’autrui. Partout dans le monde la propriété privée est sacrée, on n’y touche pas tout simplement.

Ce sont ces massacres commis par le parti-Etat UPRONA qui ont généré la haine ethnique et rien d’autre. Monsieur Vital Nshimirimana, en tant que bénéficiaire des méfaits de la dictature passé, votre discours est cohérant, qu’ont-ils fait tes proches pendant cette période de dictature qui a duré plus de 40 ans, si vous avez préféré oublier ce n’est pas notre choix, ce n’est pas parce que vous avez accès à la tribune médiatique de tes contemporains (sic !) que nous allons gober vos pseudosociétécivilismes comme des agneaux prêts à être conduits à l’abattoir. Dorénavant, nous allons tout consigner car la roue de l’histoire tourne, vous avez été formés à renverser les rôles telle la fable de Lafontaine du « loup et de l’agneau », on fait croire à la victime que c’est de sa faute s’elle est pourchassée, que le fauve n’a d’autre choix que de la dévorer puisqu’elle le provoque exprès.

Ailleurs dans le monde on ne discute pas avec les voleurs, les spoliateurs et autres receleurs, quand on les attrape ont les traduit en justice, on les déclare coupables, on les mets en prison après avoir rendu les biens du délit. Au Burundi, ce sont les malfrats ou les bénéficiaires de ces derniers qui en imposent, jusque quand ?

Les ¾ des rescapés de ses massacres sont morts en exil, les quelques descendants de ces rescapés qui reviennent de l’exil plus de 40ans après, au lieu d’inspirer la pitié et la compassion, on n’y voit que des tenants de la haine ethnique venus perturber la quiétude de citoyens honnêtes dont le malheur est d’avoir seulement volé ou spolié leurs parents à défaut de les tuer.

Quelques slogans qu’on entendait en 1972 : Uwanka Uprona, zika, uwanka JRR zika, JRR nguvu, nguvu, umumenja mwiza n’uwupfuye,… je fais grâce de la traduction de ces infâmes slogans aux étrangers qui ne comprennent pas le Kirundi.

Rétablir la victime en tout ou partie dans ses droits, selon ces pseudosociétéciviles descendants ou héritiers du Parti-Etat UPRONA, c’est promouvoir la haine ethnique, les victimes doivent faire montre de civisme et de sens élevé pour la paix et la réconciliation nationale en laissant les voleurs profiter tranquillement de leurs trophées de guerre, puisqu’en massacrant de pauvres hères pendant cette longue période de dictature, ils estimaient qu’ils menaient une guerre sans merci contre les inyankaburundi, dixit les Upronistes.

Jusqu’à quand devrons-nous supporter ces discours dégradants ? Jusqu’à quand pourront-ils s’amender et considérer que tous les Burundais sont doués de raison et dignes de faire partie de la communauté humaine en vivant dans un Etat où la citoyenneté partagée est le fondement de la République.

Monsieur Vital Nshimirimana de la pseudosociétécivile représentant de l’auguste FORSC, Mesdames et Messieurs de l’UPRONA, d’ores et déjà excusez-moi d’être né et d’être encore en vie, désolé pour mon impertinence, vous n’avez pas laissé le temps à mon Père pour qu’il m’enseigne la modération.

Kabura Nicodème