Dès la nomination de l’ambassadeur Libérat Mfumukeko comme nouveau Secrétaire Général (SG) de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) le 2 mars 2016, certains médias rwandais n’ont ménagé aucun effort pour salir son nom.

Dans un article du 4 juin 2016 d’East African Newspaper, un journal qui est publié respectivement au Rwanda et au Kenya, C. Kayumba a affirmé que c’est l’ambassadeur Mfumukeko qui a été celui qui a fait dérailler les pourparlers de paix au Burundi. De surcroît, il a dit que les chefs d’Etats de l’EAC ont commis une erreur en le nommant SG de ladite communauté.

Selon C. Kayumba, l’ambassadeur Mfumukeko est un loyaliste du Président Nkurunziza. Cette assertion abondait dans le même sens qu’un communiqué publié par des membres de l’opposition politique burundaise en exil, particulièrement au Rwanda et en Belgique. Ce que les médias rwandais publient ressemble à des annonces d’une personne désireuse de discréditer le SG de l’EAC.

Malgré des attaques pernicieuses menées par des personnes qui agissent en se cachant derrière les médias rwandais, le SG de l’EAC a démontré sa capacité dans le cadre des réformes saines afin d’améliorer le processus d’intégration de l’EAC.
libbb.jpg
Ambassadeur Libérat Mfumukeko
Il a opéré une réduction considérable dans le budget de 2016-2017 en vertu de sa politique d’austérité et dans le but de refaire fonctionner le système de gestion qui était défaillant. Suite à cette politique, entre mai et novembre 2016, les dépenses concernant les déplacements ont diminué de 2,75 millions de dollars par rapport à la même période en 2015.

The New Times implique à tort l’ambassadeur Mfumukeko dans un scandale de trafic d’influence

De part un nouvel article publié le 20 janvier 2017, un journal rwandais, The New Times, accuse le SG de l’EAC d’être impliqué dans un scandale de corruption se rapportant au trafic d’influence dans l’obtention d’assurance-vie pour le personnel de l’EAC.

Dans un communiqué de presse publié le même jour, le secrétariat de l’EAC manifeste sa préoccupation et son indignation à propos de la publication de ce journal rwandais.

Bien que The New Times accuse l’ambassadeur Mfumukeko d’être impliqué dans un scandale qui a fait qu’un contrat soit attribué à une compagnie d’assurance qui a pris la troisième position dans le processus d’appel d’offre, aucune preuve ne peut démontrer son implication. De plus, The New Times n’admet pas qu’il n’a pas mené une enquête qui aurait pu éventuellement prouver ces accusations.

En outre, dans un rapport présenté par le comité juridique, règles et privilèges de l’EALA, le SG n’a pas été cité et il n’y a aucune allégation de son implication dans ce scandale d’obtention dudit contrat. La réalité est que le SG ambassadeur Mfumukeko a été le premier à identifier et à démontrer les lacunes liées à l’obtention de l’assurance-vie pour le personnel de l’EAC.

Coup de chapeau à l’ambassadeur Mfumukeko

Les enquêtes menées par le groupe de presse Ikiriho montrent que le comité chargé de passation des marchés ne s’est pas conformé aux règles et règlements mis en place par l’EAC concernant le processus de passation des marchés.

Concernant le processus d’acquisition de l’assurance par le personnel de l’EAC, le comité chargé de passation des marché a organisé quatre réunions dans le processus de sélectionner une compagnie d’assurance qui pourrait être éligible. Toutefois, sur les quatre réunions, seulement une avait le quorum requis. C’est quand un rapport de ces réunions a été transmis au SG qu’il s’est rendu compte que tout le processus avait des failles et qu’il a immédiatement ordonné une révision du contrat d’assurance.

Pour continuer à garantir l’assurance du personnel de l’EAC, le SG a gardé l’assurance qui existait, laquelle était fournie par « Liberty Life Assurance Company » pour une période de six mois. Entre-temps, les irrégularités constatées étaient en train d’être traitées. Il est important de souligner que cela fait douze ans que « Liberty Life Assurance » travail avec les services de l’EAC.

Ambassadeur Libérat Mfumukeko ou la transparence et le professionnalisme

Ce qui est aussi important c’est que la prorogation des délais du contrat de « Liberty »pour une période de six mois était une décision prise en concertation entre le SG et tous les S G-adjoints de la communauté à l’époque. The New Times n’a pas mentionné ce fait combien important qui montre comment l’ambassadeur Mfumukeko incarne le respecte des règles et travaille de façon transparente.

Bien plus, nous ne devrions pas oublier que c’était la période où l’EALA a perdu l’un de ses membres, l’honorable Hafsa Mossi. C’était donc un impératif pour le personnel de l’EAC d’avoir une couverture d’assurance.

En d’autres mots, la prorogation des délais du contrat avec « Liberty Life Assurance Company » a été faite de bonne foi. Malheureusement, cette prorogation a été confondue avec l’attribution de l’offre. La décision concertée prise par le SG et de ses adjoints est totalement opposée à ce que The New Times démontre comme scandale de corruption. Elle montre plutôt le professionnalisme et l’éthique de l’ambassadeur Mfumukeko dans son combat pour apporter des réformes saines à la communauté.

Le rapport produit par le Comité juridique, règles et privilèges de l’EALA après enquête confirme également que le SG n’est pas impliqué dans un tel scandale.

Il est très important de souligner que le SG de l’EAC a informé l’Assemblée Législative de l’Afrique de l’Est (EALA) à propos des problèmes d’attribution du marché qui existaient. Il a démontré qu’il y avait des problèmes graves dans ledit processus. Au fait, ils ont été récurrents dans tous les audits au cours des dix dernières années.

Néanmoins, le SG a donné la garanti à l’EALA qu’il est déterminé à combattre et à supporter une telle erreur professionnelle, comme l’indique sa décision d’arrêter l’acquisition d’assurance-vie après la prise de connaissance des lacunes y relatives.

Les accusations du journal The New Times devraient être interprétées dans un contexte d’attaques coordonnées avec intention d’amoindrir la direction de l’ambassadeur Mfumukeko, un Burundais à la tête de l’EAC.

Ce ne sont pas des attaques nouvelles. Des efforts coordonnés ont été déployés pour ternir l’image de l’actuel SG et ainsi montrer que le Burundi n’est pas un membre digne de l’EAC. Heureusement, les efforts déployés dans le but de détruire l’ambassadeur Mfumukeko n’ont abouti à aucun succès. Aujourd’hui, il y a des rumeurs affirmant qu’il y a des membres du parlement de l’EALA qui ont été utilisés pour altérer l’image du Burundi et du SG.

Les réformes drastiques que le SG de l’EAC est en train d’exécuter font partie des frustrations qui conduisent à altérer la perception de son leadership. En réalité, il devrait être encouragé et appuyé.