A Bujumbura, le correspondant AGNEWS sur place a appris des confrères de « Révélation » que le Conseil de Sécurité demanderait que les Rumeurs Radio ou Radio Rumeurs (RR) cessent immédiatement au Burundi

Il s’agit d’un phénomène sociale inquiétant mais surtout dangereux. Certaines radio privés proche de l’opposition politique ,qui dispose d’un monopole médiatique au Burundi, s’adonnent à créer ou véhiculer des Rumeurs les fameux -RR- . Ces derniers jours les RR ont fait fuir la population de KIRUNDO au nord du Burundi pour le RWANDA. Certains citoyens burundais de KIRUNDO étaient pris d’une panique effrayante suit à ce qu’ils entendaient dans certaines radio privés burundaises. Par sécurité, ils se sont dits qu’ils valaient mieux partir …
Il ne faut jamais oublier que dans la région, les RR étaient chéries en 1994 au Rwanda lors du Génocide par la fameuse Radio haineuse Mille Colline. Certaines Radio privés burundaises, dont de nombreux citoyens de la société civile burundaise demandent depuis quelques mois leur arrêt total, se comportent ces derniers mois de la même façon dangereuse que la triste Radio Mille Colline de 1994 …
Paradoxalement, il revient certes à l’Etat du Burundi de stopper ce comportement dangereux de ces radio privées qui pratiquent les RR. Mais, lorsque l’Etat tente de le faire, c’est toute la communauté internationale ( la France, la Belgique, et le Conseil de sécurité de l’ONU ) qui crie : « Haro à la liberté de presse au Burundi ! »

Apparemment depuis vendredi, l’ONU semble avoir pris cette question au sérieux. Voici ce que révèle nos confère de Révélation :

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BURUNDI: LE CONSEIL DE SECURITÉ DE L’ONU DEMANDE À CEUX QUI SONT ENTRAIN DE PROPAGER DES RUMEURS POUR FAIRE FUIR LA POPULATION PAR LA PEUR DE CESSEZ IMMÉDIATEMENT

Bujumbura, le 18/04/2015 (Révélation). -Le conseil de sécurité des Nations Unies, dans sa déclaration de presse rendue publique vendredi tard dans la nuit, heure de New York, reconnait que les personnes qui fuient le Burundi au nord du pays le font sous le coup des rumeurs et de la peur véhiculés par des personnes qui ne font que progager la peur de la violence au sein de la population.

Le Conseil demande à tous ceux qui sont entrain de propager des rumeurs pour faire fuir la population de cessez immédiatement.

Le Conseil demande également à toutes les parties prenantes au processus électoral, y compris les partis d’opposition et leurs groupes de jeunes qui leur sont affiliés de s’abstenir de tout acte de violence avant, pendant et après les élections.

Le Conseil lance en outre un appel à l’apaisement et à la tenue d’élections apaisées au Burundi.

Il sied de souligner que cette déclaration, résultat d’intenses négociations de 3 jours, ne fait aucune mention à la question des mandats présidentiels, devenue une obsession pour l’opposition-société-civile et certains médias burundais que certains qualifient de « caisses de résonance de l’opposition-société-civile ».

Selon un diplomate occidental en poste à New York, qui s’est confié à Révélation par téléphone, la question des mandats n’est plus une préoccupation majeure aux Nations unies. Cette question cède de plus en plus de la place à l’importance de la stabilité du Burundi et de la région. Cette analyse a été confirmée par un cadre du Secrétariat des Nations Unies sous couvert de l’anonymat un peu avant la mise en ligne de ce papier.